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Skaramouche |
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Picardie |
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Profil de Skaramouche
Mais j'ai été mal manipulée pendant l'intervention et je me suis réveillée avec le bras gauche paralysé. Au début, on ne savait pas si les terminaisons nerveuses avaient été juste étirées ou définitivement arrachées. Peur panique de rester handicapée à vie. 9 mois ont été nécessaires pour récupérer l'usage de mon bras. Depuis, je fais des tendinites à répétition. Initialement, j'ai vécu aussi bien que possible l'annonce du cancer. Mais mon moral a flanché avec la très mauvaise surprise du bras abîmé. Je vis seule en pleine campagne. Tout handicap physique est lourd de conséquences car je ne peux compter que sur moi. Ici, pas question de se faire livrer ses courses, par exemple. J'ai plongé très, très profond. Le cancer + le bras + très gros soucis financiers... c'était trop. Tout a ressurgi à la surface telle une vilaine grosse bulle qui remonte et vient s'éclater à la surface d'une nappe d'hydrocarbures. Schploooffff. Aujourd'hui, mon scanner est "propre", mon moral et mes forces remontent gentiment (effet graines de lin ??) et je réapprivoise mon corps... doucettement car j'ai aussi une sympathique collection de soucis gynéco : en 1978 ablation d'un kyste dermoïde ovarien de la taille d'un fort joli melon et adieu l'ovaire gauche, en 2000 exérèse d'un gros kyste endométriosique et d'un fibrome. J'ai aujourd'hui un superbe utérus de dalmatienne, tout tacheté de mignons fibromes et une copieuse endométriose qui s'étale dans mes entrailles. Les douleurs sont assorties. Vivement la ménopause... Ah, j'oubliais : une greffe osseuse en 2002 pour cause de fracture sur chondrome (main). Donc je résume : heureusement que j'ai le cœur à gauche, car en l'absence du rein, de la surrénale et de l'ovaire gauche, je risquerais de pencher à droite. Vous me suivez ? J'ai fumé pendant une vingtaine d'années, été anorexique entre 4 et 12 ans, j'ai mal mangé et bu 1 litre de lait par jour pendant 40 ans, mon passé familial et psychologique est juste catastrophique, j'ai vécu ma vie professionelle comme un calvaire et bu de l'eau du robinet arômatisée à l'atrazine. Voilà pour mes facteurs de risque. Il y a quelques années, j'avais changé mon mode d'alimentation. Je ne peux m'empêcher de penser que l'abandon d'une nourriture très inflammatoire a contribué à contenir ma tumeur.
Ce qui m'aide. Pour survivre, j'ai choisi il y a longtemps déjà d'essayer de comprendre. Tout remettre en cause avec autant d'objectivité que possible pour me débarrasser des faux semblants et tenter d'approcher le réel. Ne plus jamais croire, mais penser. L'humour aussi. Pas n'importe lequel. Façon Monty Pythons, Nuls ou Desproges (qui m'accompagne depuis mes débuts avec le crabe et n'a jamais cessé de me faire rire). L'intelligence dans l'absurde et le grinçant, j'adore. Les animaux. Mes grands lévriers (un barzoï et un irish wolfhound), mon vieux chat caractériel et ma passion frustrée pour les chevaux. La création, la vraie, sous toutes ses formes. Surtout pas le "joli bien dessiné qui va bien avec le canapé". Du talent né de l'émotion, de la recherche, de la force et de l'impertinence, depuis l'art paléolithique jusqu'à terry Gilliam en passant par Montaigne, Bach, Prévert, Klimt, Brancusi, James Brown et Tom Waits...(liste non exhaustive). Je me nourris avec émerveillement de l'art des autres et m'exprime par la peinture. Il me manque un grand atelier pour aller au bout de mes envies de monumental et de sculpture. Voilà pour l'essentiel. Le reste au fil des messages...
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Identifiez-vous

En novembre 2007, on me découvre un adénocarcinome du rein droit ; une tumeur de 8cm. J'ai subi une néphrectomie élargie avec surrénalectomie début 2008. Coup de chance, la tumeur était restée encapsulée malgrès son volume. Pas de ganglions atteints, pas de métas, une veine qui reste perméable. Comme disait le type qui tombe du 15ème étage, jusqu'ici, ça va...