Une intervention de type "Anticancer" (nutrition, activité physique, gestion du stress) réduit de 45% la mortalité du cancer du sein.
Au moment où va se tenir -- ce dimanche 23 novembre, en présence du Président de la République – la « 1ere Convention de la société face au cancer », une nouvelle étude vient d’être publiée dans la revue CANCER (Novembre 2008) qui doit faire réfléchir !
Des chercheurs de l’université Ohio State aux Etats-Unis ont montré que des femmes traitées pour un cancer du sein qui avaient suivi un enseignement très similaire à celui que je décris dans ANTICANCER (conseils alimentaires, plus d’exercice physique, et, surtout, meilleure gestion du stress) voyaient leur risque de mourir de leur cancer réduit de 45% dans les 11 années qui suivaient (voir figure ci-dessous). La réduction de mortalité était de 68% quand on ne compte pas le petit nombre de patientes qui ont abandonné le programme très tôt !
Je suis inquiet que cette première convention de la société face au cancer puisse se faire sans que soient mentionnées les nouvelles données scientifiques -- soulignées dans mon livre -- qui mettent en avant l'impact environnemental dans la progression des cancers, ni les approches individuelles qui permettent à chacun de mieux se protéger de cette maladie, soit en prévention, soit pour mieux bénéficier des traitements.
J'ai envoyé un message similaire, incluant cette étude, à mes consoeurs et confrères médecins dont certains seront présent à cette journée comme cancérologues. Mais il me semble que c'est surtout vous, les personnes les plus concernées, qui allez devoir poser ces questions, si souvent ignorées par ceux qui préfèrent ne s'investir que dans des méthodes de prévention ou de traitements qui ne remettent pas en cause nos systèmes de soins et nos pratiques industrielles.
Prenez la parole, et faites connaitres ces résultats autour de vous !

Proportion des patientes ayant survécu depuis le début de l'étude
dans le groupe "intervention" et le groupe "sans intervention".
On note une amélioration de la survie des patientes ayant bénéficié de l'intervention
(8 séances hébdomadaires suivies d'une séance mensuelle, le tout sur une année) dès la
deuxième année de l'étude.
Ci-dessous, la référence et l'abstract (en anglais, désolé...) de l'étude du Pr Andersen :
Andersen, B. et al. (2008) Psychologic Intervention Improves Survival for Breast Cancer Patients
Cancer 2008;113:3450–8. copyright 2008 American Cancer Society.
BACKGROUND. The question of whether stress poses a risk for cancer progression
has been difficult to answer. A randomized clinical trial tested the hypothesis
that cancer patients coping with their recent diagnosis but receiving a psychologic
intervention would have improved survival compared with patients who
were only assessed.
METHODS. A total of 227 patients who were surgically treated for regional breast
cancer participated. Before beginning adjuvant cancer therapies, patients were
assessed with psychologic and behavioral measures and had a health evaluation,
and a 60-mL blood sample was drawn. Patients were randomized to Psychologic
Intervention plus assessment or Assessment only study arms. The intervention
was psychologist led; conducted in small groups; and included strategies to
reduce stress, improve mood, alter health behaviors, and maintain adherence to
cancer treatment and care. Earlier articles demonstrated that, compared with the
Assessment arm, the Intervention arm improved across all of the latter secondary
outcomes. Immunity was also enhanced.
RESULTS. After a median of 11 years of follow-up, disease recurrence was
reported to occur in 62 of 212 (29%) women and death was reported for 54 of
227 (24%) women. Using Cox proportional hazards analysis, multivariate comparison
of survival was conducted. As predicted, patients in the Intervention arm
were found to have a reduced risk of breast cancer recurrence (hazards ratio
[HR] of 0.55; P 5.034) and death from breast cancer (HR of 0.44; P 5.016) compared
with patients in the Assessment only arm. Follow-up analyses also demonstrated
that Intervention patients had a reduced risk of death from all causes (HR
of 0.51; P 5.028).
CONCLUSIONS. Psychologic interventions as delivered and studied here can
improve survival.
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Andréa
Bonsoir,
Je découvre à l'instant cet article, très très intéressant. Il me semble que vous en avez parlé tout à l'heure à Bordeaux. Je vais envoyer cet article à la député maire de ma ville qui est cancérologue, elle est peut-être invitée à cette conférence.
Je vous remercie pour tout, vous êtes formidable.
Bonne soirée
Andréa
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fbertin
Effectivement je me heurte à des professionnels de la santé qui lorsque je leur parle de faire adopter un autre mode alimentaire à ma mère ,tous me répondent : « qu’elle mange ce qu’elle a envie et quand elle en a envie » aucun conseil autre ne lui est donné à part « reposez-vous », j’ai l’impression qu’on fait tout pour la laisser partir sans se battre . aujourd’hui, elle n’a plus le cœur à rien. Que faire ???
Historique : Ma mère a commencé à être malade début 2007 , opérée qu’en septembre2007 du rein sur lequel il y avait des métastases, et depuis le mois de juin 2008 nous savons que le cancer a muté vers les poumons et en août surtout au cerveau ! (la lenteur du système médical m’exaspère) elle n’a fait que la radiothérapie au cerveau et 2 semaines après elle commençait la chimiothérapie(médicament : sutent). Au bout de 3 jours nous avons dû l’hospitaliser : morphine et cette chimio l’ont achevée . Après deux semaines à l’hôpital, l’HAD se met en place pour qu’elle puisse rentrer chez elle. Elle est miraculeusement remise sur pied, mais depuis plus rien et chaque jour qui passe, je la vois ne plus se battre. Elle n’est plus motivée. Je lis ce livre de David SERVAN-SCHREIBER et depuis tout ce temps(2007), je me demande pourquoi aucun médecin n’a donné de conseils à ma mère pour lutter contre le cancer.
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Florence Caressa
Merci David de nous procurer cette publication.
Vous en parliez déjà dans votre livre Anticancer et je l'avais effectivement mise dans mes recommandations de ce site (pratique de la MBSR avec un lien pour télécharger des séances audio de méditation de Pleine Conscience : http://www.ecsa.ucl.ac.be/mindfulness/Contents.htm)
Pour moi ce fut une évidence il y a plus de 18 ans, alors que j'exerçais encore ma profession de pharmacienne. Je voyais des client(e)s atteint(e)s du cancer qui évoluaient plus ou moins bien selon leur tension, pression psychologique (le mot stress était encore peu utilisé à cette époque). Mais il était impensable d'en parler à leurs médecins traitants, pourtant mes presque "homologues". Les quelques fois où j'ai osé le faire, j'ai perdu systématiquement le(s) client(s) à qui les médecins conseillaient sans doute d'aller ailleurs. Ce fut une des raisons (pas la seule) de mon changement de métier.
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armelle
Je voulais reagir à ces messages refletant une incomprehension voire parfois une vraie detresse de patient ou proche de patient malade face a leur medecin traitant .Voila comment je vois les choses du côte medecin, mais ça n’engage que moi.
La plupart des medecins generalistes en exercice sont des hommes de plus de 50 ans qui en general ne font pas la cuisine chez eux, ne connaissent pas tellement la composition des aliments hormis les glucides et les lipides pour leur patients diabetiques et/ou hyperlipidémiques, sont débordés de travail, pour 40% d’entre eux en burning out, mangent un sandwich entre deux visites a domicile ou bien un repas offert par un labo midi et/ou soir, (souvent tres bon mais pas vraiment « anti-cancer »), font peu ou pas de sport (pas tres fun de courir entre minuit et 7h du matin et les piscines sont fermées…), sont du coup souvent en surpoids avec un tour de taille à la hauteur de leur devouement .
La plupart du temps leur épouse ne travaille pas et ils ont plus de bouches à nourrir que la moyenne nationale.
Malgre tout cela ils consacrent regulierement des week end a leur formation continue ; il y a tellement à apprendre en medecine ! Alors quand on leur parle d’une medecine basée sur des aliments je pense qu’ils y voient soit « un truc de nana » ou encore une de ces « medecines douces » pas tres sérieuse ou encore une regression avec retour a la medecine de leur grand-mere, eux qui au cours de leur 20 à 30 ans d’exercice ont connu un tel boum des progres medicaux ! Alors, les omega… ça leur évoque plutot la montre qui leur rappelle que 24 heures c’est bien peu pour une journée de medecin..
Je suis convaincue qu’un des apports essentiel des femmes medecin en ville est justement d’être plus ouvertes sur cette façon preventive d’aborder les soins, de travailler moins (mais il faut pouvoir) et d’avoir donc plus de temps pour transmettre ces conseils qui prennent beaucoup de temps au cours d’une consultation .
D’autre part je pense que c’est aussi tout betement, comme partout, une question de generation, que les medecins, hommes et femmes changent aussi avec leur epoque ; celle ou le medecin decidait seul du traitement à donner sans que le patient n’ait son mot a dire est de plus en plus revolue, c’est l’heure du partenariat medecin/patient qui s’annonce et tout cela va tirer vers le haut medecins, patients et la valeur humaine de leur relation si particuliere et si enrichissante.
Amities,
Armelle
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Dominique
Lorsque je dis aux médecins que je me soigne en mangeant, ils n'y croient pas tout simplement, presque tous. C'est pourtant ce que je fais, ils constatent mes résultats (analyses/bilans sanguins). Il y en a quand même un qui m'a demandé comment j'y arrivais ("Comment faites-vous sans médicament du tout?"), qui ne m'a pas contredite et félicitée. On peut me féliciter aussi quand même, en trouvant l'explication ailleurs (or je sais, moi, tout ce que je fais pour parvenir à mes fins - des analyses normales).
Ce que je dis est inaudible, ma démarche atypique. Mais on m'encourage, impossible de faire le contraire!
Les choses évoluent notamment avec ce que prône David Servan-Schreiber. Il ne faut pas oublier l'industrie certainement, et qu'il est dificile de remettre en cause des systèmes...
Vous plaignez les pauvres médecins surchargés de travail, pas moi, question d'ouverture d'esprit (y a-t-il un âge pour?), surtout quand on est le malade et que l'on entend ce que j'entends. Je suis la seule par exemple, à 100%, à vouloir retrouver mon poids normal... 45 kg à perdre, c'est exactement ce que je parviendrai à faire envers et contre tous...
Dominique
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Psychothérapeute santé
Entièrement d'accord avec le commentaire d'Armelle. Les médecins avec lesquels j'ai des contacts positifs sont des personnes altruistes, compassionnels et... débordées par les tâches administratives et les demandes de rendez-vous !
Bon we à tous !
Frédéric Duval-Levesque
http://psychotherapeute.wordpress.com/
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aurore
Bonjour,
Je voulais réagir au message d'Armelle.
Dans les grandes lignes, je suis d'accord. Mais j'estime aussi que les médecins généralistes doivent rester à leur place de généralistes et que leur rôle est de guider leurs patients vers les spécialistes compétents. Ils savent, en général, bien le faire sauf lorsqu'on aborde le domaine de la diététique. "Bien mangé ? Ce n'est qu'une question de bon sens ! Et si vous avez besoin de vous informer lisez les magazines féminins".
Je ne les incriminent pas totalement car je pense que le système est également responsable.
Nous n'avons pas donné suffisament d'importance au rôle de l'alimentation. Conséquence : nous n'avons pas formé de professionnels reconnus dans ce domaine. Mais si cela changeait.
Est ce que le corps médical serait prêt à leur laisser une place ?
Est ce que les groupes, dont les bénéfices reposent sur la mondialisation de la malbouffe, les agriculteurs, utilisateurs de pesticides, d'antibiotiques, laisseront faire ?
La route est encore longue mais j'y crois.
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marithe69
ce manque d'attention à l'alimentation dans les processus de santé ou de maladie n'est propre qu'à notre médecine occidentale. la médecine indienne ou chinoise ou tibétaine comptent autant sur l'alimentation pour renforcer les traitements ou la prévention que sur l'activité physique, espérons que ça fasse tâche d'huile (oméga 3 ???) sur notre médecine qui pêche sur le versant prévention et accompagnement des traitements...
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petite-plume
"Mieux vaut prévenir que guérir" : voilà ce que j'entendais quand j'étais encore toute petite. C'était il y a un demi-siècle ...
Or ce vieil adage je l'ai retrouvé dans le milieu technique, en tant qu'ingénieur : c'est la démarche qualité.
On sait qu'un défaut dans le processus détecté en début de chaine coute peu à "réparer"....alors que s'il n'est détecté qu'en fin de chaine, les coûts seront exponentiels.
Je fais le parallèle avec la santé et m'étonne vraiment que, dans notre faculté de médecine, ce qui était évident pour ma grand-mère, avec sa sagesse de terrienne, a été oublié et occulté, même preuves scientifiques à l'appui.
Il est grand temps que cette institution fasse sa "révolution intérieure" ...pour le bien de tous !
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Pandore
J'adhère à 100% au style de vie "anticancer". C’est un combat que je menais dés l’adolescence auprès de ma famille puis, plus tard, de mes amis et ensuite de mes collègues. Sans être touchée par la maladie, c’étaient mes convictions que d’avoir une hygiène physique (via le sport, la nourriture bio avec beaucoup de légumes et peu de viande) et mentale. Et puis, j’ai eu un cancer à la grande surprise de mes proches ! David, j’ai lu votre livre anticancer l’année dernière … et j’ai ENFIN compris ! Ce que je n’arrive pas à maîtriser, et depuis l’enfance, c’est la gestion du stress. J’ai compris moralement tous les mots de votre livre, toutes les idées et j’étais fière de voir que j’étais bonne partout et depuis longtemps excepté pour mon stress quotidien et la mauvaise cicatrisation des blessures d’enfance.
Je n’y arrive toujours pas (trop de travail avec trop de pression, trois enfants en bas age, …) et cela me pèse car je sais que cela me détruit !!! Comment faire ?
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sylviart
Bonjour Pandore
tu as tout à fait raison en disant que ce mauvais stress peut t'être néfaste. comme dit David, il ne peut déclencher un cancer, mais favoriser sa propagation. il y a aussi ta manière de gérer les émotions et les situations. ta vie a l'air très remplie, et beaucoup de choses semblent reposer sur tes épaules.
il faut que tu te trouve une activité qui t'apportera la sérénité comme le tai chi, la sophrologie, le yoga... mais tu devrais aussi trouver quelqu'un qui pourra t'aider à éliminer ces émotions négatives, qui pratiquera l'EMDR, l'EFT (qui peut se pratiquer seul, mais c'est plus facile de pratiquer les 1eres séances avec quelqu'un afin de bien cerner la manière de faire. ensuite c'est un jeu d'enfant) ; et tu pourras vraiment profiter de ces séances si tu sais tes enfants avec quelqu'un sur qui tu pourras compter, et sans penser à tout ce que tu devras faire en rentrant chez toi.
Mon ostéo m'aidait beaucoup à voir clair aussi, mais il pratique l'ostéopathie qui permet de relier aussi les organes, et même s'il parle peu, il est efficace et très clair.
connais tu dans ton environnement, quelqu'un qui pratique ou soit sensibilisé à ce genre de technique ? peus tu te renseigner ?
courage et surtout prends toi des plages pour te relaxer
biz
sylviane
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LiseH
Bonjour,
personnellement j'ai fait le choix d'offrir quasiment...à chaque occasion des livres comme Guérir ou Anticancer, ansi que d'autres...comme certains qui m'ont été indiqués ici, sur ce même site, par Bernard78. Mon entourage, mes amis, tout le monde a apprécié, les échanges qui ont suivi ont été réconfortants.
J'ai aussi osé en offrir à des médecins , pour avoir leur avis. J'avoue que j'étais très intimidée mais je l'ai fait quand même.
Le succès a été unanime, cela nous a permis de nous rapprocher et aujourd'hui les résultats de ce geste sont, pour moi, EXTRAS!
Bon weekend à vous tous, :-)!
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Agtp112
TRES Difficile de prendre la parole : mon professeur cancérologue est gentil mais quelquefois effrayant. Et pourtant je reviens pour la 2ème fois. Très expert dans son domaine, très à l'écoute si vous lui dites "j'ai peur" mais se ferme vite quand il ne sait pas ou que cela sort de son domaine. J'essaye quand même, mais on a souvent l'impression d'un coup d'épée dans l'eau... Eprouvant et frustrant... on se sent tout petit et pas expert du tout :-). J'ai l'impression qu'il essaye aussi de se protéger.
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