Blog de Dr Richard Béliveau
Posté le 14/04/2010
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On sait depuis plusieurs années qu’une consommation abondante de certains fruits et de légumes bien spécifiques abaisse le risque de développer différents types de cancers. Comme nous le rappelle une étude récente, cet effet protecteur n’est cependant pas associé à l’ensemble des végétaux et il faut porter une attention particulière à bien choisir les aliments contenant les plus grandes quantités de molécules anticancéreuses.
Mode de vie et cancer
Le cancer n’est donc pas une maladie qui est principalement d’origine héréditaire, comme on le croit encore trop souvent, mais bien une pathologie étroitement liée à un ensemble de facteurs liés au mode de vie, surtout le tabagisme et l’obésité, cette dernière dépendant de notre sédentarité et de nos habitudes alimentaires. Plusieurs études ont montré un lien direct entre la consommation régulière de certains végétaux et la réduction du risque de développer certains types de cancer (voir figure).
Source : Béliveau et Gingras, La santé par le plaisir de bien manger,
Trécarré (2008)
L’inclusion de ces végétaux dans l’alimentation est particulièrement importante car les fruits et légumes ne possèdent pas tous le même potentiel de prévention. Il existe des différences importantes dans les niveaux de composés anticancéreux associés à ces aliments et, dans quelques cas, les composés phytochimiques qui possèdent les plus fortes activités de prévention du cancer ne sont présents que dans certains fruits et légumes bien précis. Il en est ainsi des isoflavones du soja, du resvératrol des raisins, de la curcumine de l’épice curcuma, des isothiocyanates et indoles du brocoli ou encore des catéchines du thé vert, ces molécules anticancéreuses ayant une distribution extrêmement restreinte dans les végétaux. Autrement dit, même si tous les fruits et les légumes sont parties intégrantes d’un régime alimentaire équilibré, seulement certains d’entre eux peuvent véritablement influencer le risque de cancer.
La qualité plutôt que la quantité
L’importance d’inclure dans l’alimentation ces aliments est bien illustrée par les résultats d’études qui examinent le risque global de cancer selon la quantité totale de fruits et légumes, sans tenir compte des types de végétaux consommés. Par exemple, une étude réalisée sur plus de 100,000 professionnels de la santé américains n’est pas parvenue à établir un lien bénéfique entre la consommation totale de fruits et légumes et la diminution du risque de cancer (1). Pourtant, une baisse importante du risque de cancer de la vessie chez les hommes qui consommaient abondamment des légumes crucifères (2), ainsi qu’une baisse significative du risque de cancer de la prostate suite à la consommation régulière de produits à base de tomates (3) ont été observées chez cette même population. Une étude européenne réalisée auprès de 400,000 personnes vient d’arriver à une conclusion similaire, c’est-à-dire que la consommation globale de fruits et légumes n’est pas associée à une diminution significative du risque de cancer total (4). Ici encore, des résultats précédemment obtenus auprès de cette même population montrent pourtant que certains fruits (notamment les agrumes) réduisent considérablement le risque de cancer de l’estomac (5). Ces observations indiquent donc que le développement des différents types de cancers est modulé différemment par les végétaux de l’alimentation et qu’il faut pas seulement tenir compte de la quantité de fruits et de légumes totaux consommés par les individus mais également prendre en considération la nature de ces aliments.
Ces résultats sont très importants car en Amérique la moitié des légumes consommés sont relativement dépourvus d’effets protecteurs (patates, laitue iceberg et tomates en conserve) alors que la consommation per capita de légumes riches en molécules anticancéreuses, comme les crucifères, atteint à peine 1 %. Une consommation accrue d’aliments contenant de fortes quantités de molécules anti-cancéreuses (familles du chou et de l’ail, thé vert, petits fruits, agrumes, tomate, carotte), capables de cibler plusieurs processus distincts essentiels à la croissance des cellules cancéreuses, est donc absolument essentielle pour parvenir à réduire significativement le risque de certains cancers.
Tous les fruits et légumes sont excellents pour la santé en général et pour la protection contre les maladies cardio-vasculaires, en particulier. Dans le cas du cancer, les effets protecteurs sont spécifiques à certains fruits et légumes, comme nous l’avons souligné à de multiples reprises.
(1) Hung HC et al. Fruit and vegetable intake and risk of major chronic disease. J Natl Cancer Inst. 2004; 96:1577-84.
(2) Michaud DS, Spiegelman D, Clinton SK, Rimm EB, Willett WC, Giovannucci EL. Fruit and vegetable intake and incidence of bladder cancer in a male prospective cohort. J Natl Cancer Inst. 1999 ; 91: 605-613.
(3) Giovannucci E et al. A prospective study of tomato products, lycopene, and prostate cancer risk. J Natl Cancer Inst. 2002 ; 94: 391-398.
(4) Boffetta et al. Fruit and vegetable intake and overall cancer risk in the European Prospective Investigatiob into Cancer and nutrition (EPIC). J Natl Cancer Inst. 2010; 102:1-9
(5) González CA et al Fruit and vegetable intake and the risk of stomach and oesophagus adenocarcinoma in the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC-EURGAST). Int J Cancer. 2006; 118: 2559-66.
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Posté le 08/04/2010
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On a beaucoup parlé ces dernières années des effets bénéfiques associés à la consommation modérée de vin rouge. Avec raison, d'ailleurs, car avec son contenu exceptionnel en plusieurs molécules antioxydantes et anticancéreuses, le vin rouge est véritablement beaucoup plus qu'une simple boisson alcoolisée.
Même si le vin rouge est une boisson très complexe qui contient plusieurs milliers de composés chimiques, il est généralement admis que les effets positifs associés à sa consommation modérée sont principalement dus à une molécule nommée resvératrol. Cette molécule, qui n'est retrouvée en quantités appréciables que dans le vin rouge, possède de multiples actions positives sur le système cardio-vasculaire, entre autres celle de réduire la formation de caillots qui peuvent bloquer les vaisseaux sanguins et ainsi provoquer de graves problèmes cardiaques.
Cet effet protecteur du vin rouge contre les maladies cardiovasculaires est particulièrement bien illustré par ce qu'on appelle maintenant le « paradoxe français », dans lequel les personnes qui consomment régulièrement du vin rouge ont une mortalité reliée aux maladies cardiaques relativement faible, et ce, malgré la présence de plusieurs facteurs de risque de ces maladies comme l'hypertension et un taux élevé de cholestérol sanguin.
UTILE CONTRE LE CANCER
Une propriété du resvératrol qui suscite actuellement beaucoup d'enthousiasme est sa capacité à bloquer le développement des tumeurs. En fait, les études réalisées jusqu'à présent suggèrent que le resvératrol est l'une des seules molécules d'origine nutritionnelle à pouvoir agir simultanément sur plusieurs étapes essentielles à la croissance des cancers, autant en prévenant l'apparition de cellules cancéreuses qu'en empêchant celles déjà présentes d'atteindre un stade mature.
Même si la plupart de ces résultats ont été obtenus en laboratoire, il est probable que cet effet anticancéreux soit également applicable aux humains, comme en témoignent des études récentes montrant un effet protecteur du vin rouge contre certains cancers. La clé pour profiter des bienfaits du vin rouge demeure cependant la modération car, à fortes doses, l'alcool est extrêmement nocif pour les cellules et augmente considérablement les risques de plusieurs cancers, notamment ceux de la bouche, du foie et du sein
RETARDE LE VIEILLISSEMENT
En plus de ses effets bénéfiques sur le cœur et contre le développement du cancer, il semble qu'un autre effet positif associé à la consommation modérée de resvératrol serait de retarder le vieillissement. Par exemple, en utilisant des modèles d'organismes simples comme la levure, la mouche à fruit ou encore certaines espèces de vers, des chercheurs ont montré que l'addition de resvératrol à la nourriture de ces organismes provoquait une augmentation significative de leur durée de vie.
Encore plus intéressant, le potentiel du resvératrol de retarder le vieillissement d'organismes vivants plus complexes vient d'être confirmé par une équipe de chercheurs italiens. En utilisant comme modèle Nothobranchius furzeri, un petit poisson d'origine africaine qui ne vit seulement que 9 semaines en captivité, les chercheurs ont observé que l'ajout de resvératrol aux larves d'insectes utilisées comme repas pour ces poissons augmentait leur longévité de 4 semaines, soit 50 % de plus.
Non seulement leur durée de vie est augmentée, mais les poissons nourris avec le resvératrol montrent en plus une meilleure mémoire et des capacités d'apprentissage supérieures. Une dissection réalisée après leur mort indique que les cellules nerveuses du cerveau de ces poissons sont en bien meilleur état que celles de leurs confrères nourris sans resvératrol, suggérant que l'augmentation de leur durée de vie pourrait être reliée à cette baisse de dégénérescence cérébrale.
Ces données sont d'autant plus intéressantes que plusieurs études réalisées chez les populations humaines ont montré que les individus qui consomment modérément du vin rouge sont moins souvent affectés par des démences comme la maladie d'Alzheimer.
Le vin rouge serait-il la fontaine de jouvence tant recherchée ? Certainement pas… Malgré tous ses vœux, l'être humain ne pourra jamais échapper au vieillissement et à la mort deux réalités qui sont intimement liées à tout ce qui vivant. Le vin rouge est cependant un bon exemple de l'impact majeur que peut avoir ce que nous mangeons, non seulement pour améliorer notre santé au moment présent, mais également pour retarder autant que possible le vieillissement prématuré et ainsi maximiser le plus longtemps possible notre qualité de vie.
En ce sens, la consommation quotidienne d'un verre de vin rouge couplée à une alimentation saine, riche en fruits et légumes, représente une des meilleures combinaisons actuellement connues pour vivre longtemps et en bonne santé.
Posté le 18/03/2010
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Au cours de leur conquête du Mexique au XVIe siècle, les Espagnols observèrent que les Aztèques consommaient de grandes quantités de ce qu'ils appelaient le xocoatl, un breuvage très amer fabriqué à partir des fèves de cacao. L'empereur des Aztèques, Montezuma, pouvait même boire jusqu'à 50 verres par jour de ce chocolat très concentré, une quantité énorme mais qui lui était sans doute nécessaire pour accomplir adéquatement ses fonctions de souverain (il avait un harem de 600 concubines…).
Il est de plus en plus clairement établi que le chocolat possède plusieurs actions bénéfiques sur la santé et que la consommation régulière et modérée de certains types de chocolat peut représenter une facette importante d'un régime alimentaire destiné à prévenir au moins deux grands types de maladies, soit les maladies du cœur et le cancer.
Seulement le chocolat noir !
Tous les chocolats disponibles sur le marché sont fabriqués à partir de la pâte de cacao, un liquide épais extrait à la suite du broyage des fèves de cacao. Cependant, il existe des différences considérables dans la proportion de pâte de cacao présente dans ces différents chocolats.
Les chocolats les plus courants sont 1) le chocolat noir, qui est généralement constitué de 70 % de pâte de cacao à laquelle sont ajoutés du sucre et du beurre de cacao ; 2) le chocolat au lait, qui contient beaucoup moins de pâte de cacao (entre 20 et 40 % ), celle-ci étant remplacée par des matières solides du lait, et 3) les friandises à base de chocolat, qui ne contiennent que des traces de pâte de cacao (mais beaucoup de sucre, de matières grasses saturées et donc de calories).
Ces produits, même s'ils sont vendus à grande échelle dans nos pays, n'ont donc pas grand-chose à voir avec le véritable chocolat !
La teneur du chocolat en pâte de cacao est extrêmement importante, car de nombreuses études ont démontré que cette pâte contient des quantités très élevées de certains polyphénols, des molécules ayant plusieurs propriétés bénéfiques sur la santé. Par exemple, les Indiens Kuna, qui vivent dans des îles au large de Panama, consomment de grandes quantités de cacao et ont une tension artérielle tout à fait normale malgré un régime alimentaire très riche en sel. Cet effet serait relié à l'impact positif des polyphénols du cacao sur la dilatation des artères ainsi que sur la baisse d'agrégation des plaquettes sanguines, deux paramètres qui jouent un rôle important dans le développement de l'hypertension et des maladies cardiovasculaires.
D'ailleurs, une étude récente indique que les personnes qui consomment du chocolat noir 70 % montrent une amélioration marquée de la circulation sanguine alors qu'aucune n'est observée chez celles qui consomment du chocolat ne contenant que 4 % de pâte de cacao. Il semble que cet effet positif du chocolat noir soit relié à la propriété de ses polyphénols de provoquer la relâche d'un messager chimique, l'oxyde nitreux, qui augmente la dilatation des artères, améliorant du même coup la circulation sanguine et réduisant l'agrégation des plaquettes.
Il est cependant important de noter que des études précédentes ont montré que le lait empêche l'absorption des polyphénols du chocolat noir, neutralisant du même coup ses effets bénéfiques. Il est donc préférable de toujours consommer le chocolat noir sans boire de lait.
Le cœur… et le cancer
Non seulement les polyphénols présents dans le chocolat noir améliorent la fonction du système cardiovasculaire, mais il est également possible que ces molécules aient un effet bénéfique sur la prévention du cancer. En effet, les polyphénols présents dans la pâte de cacao sont très semblables à ceux qu'on retrouve dans d'autres aliments connus pour leur effet préventif contre le cancer, notamment le thé vert, les petits fruits et les oignons. D'ailleurs, certaines études récentes réalisées sur des animaux de laboratoire montrent que l'administration d'extraits de pâte de cacao retardait significativement le développement de certains cancers provoqués par des produits cancérigènes.
D'autres études sont nécessaires pour confirmer les bienfaits du chocolat sur la prévention du cancer, mais ces résultats sont très encourageants, d'autant plus que la consommation régulière de chocolat ne devrait pas provoquer trop de désagréments aux personnes soucieuses de leur santé !
Modération !
Le chocolat, même noir, est un aliment extrêmement riche qu'il faut consommer avec modération. Les bienfaits associés au chocolat seront donc d'autant plus importants si sa consommation régulière permet de réduire l'apport en sucreries diverses qui sont bourrées de matières grasses, de sucre et qui ne contiennent aucun composé bénéfique pour la santé. Dans le cadre d'un tel régime, il ne fait aucun doute que la consommation quotidienne de 20 grammes de chocolat noir 70% représente une façon simple, efficace et délicieuse de prévenir le développement de maladies cardiovasculaires et du cancer.
Le chocolat noir représente donc la preuve parfaite qu'un aliment bon au goût peut également l'être pour la santé !
Posté le 23/02/2010
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Au Canada, le cancer de l'ovaire est la cinquième cause de décès par cancer chez les femmes. Même si le nombre de femmes atteintes de ce cancer est moins élevé que celles affectées par les cancers du sein, du poumon, du côlon ainsi que de l'utérus (col et corps), le cancer de l'ovaire représente néanmoins une maladie extrêmement dangereuse, car il se développe la plupart du temps de façon insidieuse, sans symptômes apparents.
Des statistiques alarmantes
En conséquence, 75 % des cancers de l'ovaire sont déjà à un stade avancé au moment du diagnostic, ce qui limite sérieusement l'efficacité des traitements. D'ailleurs, le taux de survie des femmes atteintes d'un cancer de l'ovaire est, encore aujourd'hui, malheureusement trop bas, avec seulement 30 % de survie 5 ans après la découverte de la maladie. Ces statistiques alarmantes témoignent de la nécessité de définir de nouvelles façons de permettre aux femmes de prévenir le développement de cette maladie trop souvent mortelle.
DEUX TASSES DE THÉ PAR JOUR
Puisque la très grande majorité des cancers de l'ovaire ne sont pas dus à des facteurs génétiques, il est certain que plusieurs composantes de notre mode de vie, par exemple l'alimentation, jouent un rôle important dans le développement de cette maladie. Pour tenter d'identifier les facteurs alimentaires qui pourraient réduire l'apparition du cancer de l'ovaire, des chercheurs suédois ont examiné pendant une période de quinze ans les habitudes alimentaires de 61 057 femmes âgées de 40 à 76 ans.
Au cours de cette période, on diagnostiqua un cancer de l'ovaire chez 301 femmes et, chose très intéressante, les chercheurs ont remarqué que l'apparition de ce cancer était nettement moins importante chez celles qui consommaient régulièrement du thé.
Ainsi, les Suédoises qui boivent une tasse de thé par jour réduisent de 25 % le risque d'être touchées par le cancer de l'ovaire comparativement à celles qui n'en consomment jamais ou que très rarement. Cette protection atteint même 50 % pour les femmes qui boivent quotidiennement deux tasses ou plus !
PROTECTION CUMULATIVE
Ces résultats sont en accord avec d'autres études réalisées en Chine et aux États-Unis, où une réduction d'environ 50 % du risque de développer un cancer de l'ovaire a également été observée chez les femmes qui consomment au moins une tasse de thé par jour.
L'étude effectuée en Chine est particulièrement intéressante, car elle montre que la protection offerte par la consommation régulière de thé est cumulative : les femmes qui boivent du thé pendant de longues périodes de temps (30 ans et plus) ont jusqu'à 75 % moins de risque de développer un cancer des ovaires.
Puisque la grande majorité des cas de cancer de l'ovaire touchent des femmes âgées de 60 à 70 ans, ces données suggèrent donc qu'intégrer rapidement le thé aux habitudes alimentaires des femmes dès le début de l'âge adulte pourrait représenter une stratégie particulièrement efficace pour diminuer significativement la mortalité associée à ce cancer meurtrier.
THÉ VERT OU THÉ NOIR ?
La baisse draconienne du cancer de l'ovaire par la consommation régulière de thé est un autre exemple éclatant de l'impact positif que peuvent avoir certains changements très simples dans nos habitudes alimentaires, et nous ne pouvons qu'encourager les femmes à intégrer autant que possible le thé à leur régime alimentaire. Il est également intéressant de noter que la baisse de cancer de l'ovaire observée dans l'étude suédoise était reliée à la consommation de thé noir, un breuvage qui contient beaucoup moins de molécules anticancéreuses que le thé vert.
Il est donc possible que l'effet protecteur du thé contre ce cancer, tel qu'observé dans l'étude mentionnée ici, soit encore plus grand pour les femmes qui boivent régulièrement du thé vert.
Les femmes qui boivent au moins une tasse de thé par jour réduisent le risque d'être touchées par le cancer de l'ovaire.
CONSEILS PRATIQUES
La consommation quotidienne de 3 tasses de thé vert est une façon simple et efficace de prévenir le développement de plusieurs cancers, notamment le cancer de l'ovaire. Privilégiez les thés d'origine japonaise, plus riches en composés anticancéreux, et laissez infuser au moins 8 minutes, afin de permettre une extraction maximale de ces composés.
Réduisez votre consommation d'aliments riches en matières grasses saturées d'origine animale (viandes rouges, produits laitiers) : plusieurs études ont établi que ces matières grasses augmentent significativement le risque d'être touché par le cancer de l'ovaire.
Posté le 11/02/2010
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Un des plaisirs associés à la saison hivernale est certainement l'abondance d'agrumes frais que l'on peut retrouver sur les rayons de nos marchés d'alimentation.
Longtemps considérés comme des produits de luxe, les agrumes sont maintenant cultivés à grande échelle dans le monde, ce qui nous permet d'avoir un accès facile à ces fruits délicieux et ce, à des coûts extrêmement raisonnables. Grand bien nous fasse, car non seulement les agrumes sont une excellente source de vitamine C mais ils contiennent également de grandes quantités de composés anticancéreux qui jouent des rôles importants dans la prévention du cancer.
Effets anticancéreux directs…
Les agrumes les plus connus chez nous sont l'orange, la clémentine, le pamplemousse et le citron. Tous ces fruits ont pour caractéristique un taux élevé de monoterpènes et de flavanones, deux classes de composés anticancéreux qui jouent un rôle clé dans les effets bénéfiques associés à la consommation régulière d'agrumes.
Les agrumes contiennent de grandes quantités dé composés anticancéreux.
En fait, de tous les fruits étudiés jusqu'à présent, les agrumes sont ceux qui possèdent une des plus fortes activités anticancéreuses. De nombreuses études ont démontré que la consommation de ces fruits réduit de moitié le risque de développer plusieurs types de cancers, en particulier les cancers du système digestif (œsophage, bouche et estomac, par exemple).
Cet effet anticancéreux est vraisemblablement relié à la capacité des molécules anticancéreuses présentes dans les agrumes (les monoterpènes et les flavanones) d'interférer dans plusieurs processus essentiels au développement des tumeurs. Ainsi, les monoterpènes bloquent l'activité de protéines importantes dans la croissance des cellules cancéreuses, réduisant du même coup leur potentiel d'envahissement les tissus dans lesquels elles se trouvent.
Quant aux flavanones, elles ont la propriété de préserver la structure des vaisseaux sanguins, ce qui prévient l'inflammation et prive les tumeurs d'une source importante de stimulateurs de croissance.
Contourner nos systèmes de défense…
Pour se protéger des effets négatifs possibles des substances étrangères, le corps humain possède un système complexe d'enzymes – surtout au niveau du foie – qui transforment ces substances de façon à accélérer leur élimination. Toute bonne chose a cependant un mauvais côté : en effet, ce système d'élimination ne discrimine pas les substances néfastes de celles ayant un impact positif, comme les composés anticancéreux apportés par notre alimentation. En conséquence, ces molécules anticancéreuses sont souvent trop rapidement éliminées de l'organisme, ce qui réduit du même coup leur efficacité.
Une propriété très importante des agrumes qui rend leur consommation régulière si primordiale pour la prévention du cancer est leur capacité de bloquer certains de ces systèmes d'élimination et d'ainsi augmenter le niveau sanguin d'autres composés anticancéreux présents dans notre alimentation.
Par exemple, certains agrumes, et notamment le pamplemousse, contiennent des molécules qui bloquent fortement ces systèmes d'élimination (appelés cytochrome P450) et qui peuvent influer considérablement sur la quantité d'autres molécules dans le sang. Si cette propriété peut entraîner des effets secondaires dans le cas des personnes qui consomment certaines classes de médicaments, il reste qu'en conditions normales, la réduction de l'élimination de composés anticancéreux d'origine alimentaire peut avoir des conséquences très positives pour maximiser le potentiel anticancéreux de ces molécules.
En résumé, les agrumes préviennent le développement du cancer de deux façons : d'une part, ils contiennent des molécules agissant directement sur les cellules cancéreuses pour les empêcher de croître et, d'autre part, ils contiennent également d'autres composés qui, sans avoir d'activité anticancéreuse directe, exercent néanmoins une activité indirecte en augmentant l'activité de molécules anticancéreuses présentes dans d'autres aliments.
Comme on peut le voir, boire un verre de jus d'orange au petit déjeuner n'est pas qu'une bonne façon d'apporter à l'organisme de la vitamine C, mais c'est également un moyen concret de se protéger contre le développement de plusieurs cancers !
Posté le 22/12/2009
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La consommation d'alcool pendant la grossesse peut causer de sérieux problèmes à l'enfant à naître en perturbant le développement de plusieurs organes, en particulier le cerveau.
Il s'agit d'une situation préoccupante car les troubles causés par
l'alcoolisation fœtale sont actuellement une des principales causes de
déficience intellectuelle en Amérique du Nord, à égalité avec la
trisomie 21 (mongolisme).
Des bébés vulnérables
L'alcool traverse très facilement le placenta et se retrouve rapidement dans le sang du fœtus. Cependant, contrairement aux adultes qui sont capables de transformer l'alcool en produit moins toxique par l'action d'une enzyme au niveau du foie, le foie du fœtus est immature et n'arrive pas à détoxifier l'alcool aussi efficacement. En conséquence, l'alcool présent dans le sang du fœtus est en contact très étroit avec les organes du futur bébé et peut ainsi interférer avec leur développement normal.
De graves conséquences pour l'enfant
Le syndrome d'alcoolisation fœtale regroupe l'ensemble des anomalies qui sont associées à la consommation d'alcool pendant la grossesse. En Amérique du Nord, près de 3 enfants sur mille sont affectés par les troubles reliés à l'alcoolisation fœtale et on estime qu'à l'heure actuelle 1 % de la population québécoise est directement touchée par ce syndrome.
Parmi ces troubles mentionnons un retard de croissance généralisé (poids, taille, crâne) ainsi que plusieurs anomalies physiques : petite ouverture des yeux, lèvre supérieure mince, absence de sillon entre le nez et la bouche, oreilles basses et décollées.
Cependant, la principale conséquence de l'alcoolisation fœtale est l'apparition de plusieurs problèmes au niveau du système nerveux, en particulier dans le fonctionnement du cerveau.
À l'âge préscolaire, les enfants touchés par l'alcoolisation fœtale ont souvent d'importants retards de développement physique (parole, propreté, marche, mastication) et le quotient intellectuel de ces enfants est nettement plus bas que la moyenne (aux environs de 65-70, ce qui est considéré comme synonyme de déficience légère). Ils éprouvent en conséquence de nombreux problèmes d'apprentissage à l'âge scolaire (déficit d'attention et de mémoire, hyperactivité, difficulté à comprendre les concepts abstraits – mathématiques, argent, temps –, etc.), ainsi que des comportements sociaux anormaux (impulsivité, difficulté à communiquer, mauvaise perception des règles sociales, etc.).
Ces troubles continuent à l'âge adulte et les personnes touchées par le syndrome d'alcoolisation fœtale ont de multiples problèmes d'autonomie et ont souvent bien de la peine à conserver un emploi ou encore à s'occuper de tâches quotidiennes comme l'achat de nourriture et l'entretien d'un logement.
Même à Noël ?
En ce temps de fêtes et de réjouissances, il est tentant pour les femmes enceintes de prendre « un p'tit verre » pour souligner l'événement. Cependant, il n'y a pas d'informations claires et précises sur la quantité minimale d'alcool qui pourrait être consommée pendant la grossesse.
Les scientifiques s'accordent pour dire que la consommation de plus de un verre d'alcool par jour entraîne des impacts négatifs sur le système nerveux du fœtus ; cependant, des effets néfastes ont également été rapportés pour des doses beaucoup plus faibles et il est possible que l'alcool puisse causer certains dommages même à des quantités minimes. Compte tenu de la gravité des troubles liés au syndrome d'alcoolisation fœtal, il est donc fortement recommandé aux femmes enceintes ou encore à celles qui tentent de le devenir de s'abstenir de boire de l'alcool… même à Noël, malgré la forte tentation. Rien n'est plus important que la santé de l'enfant à naître !
Posté le 17/12/2009
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L'arrivée prochaine de Noël, fête de la Nativité, représente une bonne occasion de discuter de l'impact de l'alimentation des femmes enceintes sur la santé de leurs enfants à naître.
Dans le premier d'une série de trois billets, je vous présente aujourd'hui un des meilleurs exemples de l'importance d'une bonne alimentation des futures mères : la prévention des anomalies du tube neural par l'acide folique.
Les principaux éléments de notre système nerveux, c'est-à-dire le cerveau et la moelle épinière, commencent à se former très tôt au cours du développement du fœtus. Une des étapes les plus critiques pour que ce phénomène puisse s'accomplir de façon normale est la formation du tube neural, une structure qui joue un rôle absolument essentiel dans le développement du système nerveux. Pour pouvoir accomplir correctement ses fonctions, le tube neural doit absolument se refermer au cours du premier mois de la grossesse. Si la fermeture du tube n'est pas complétée au cours de cette période, il y a apparition d'anomalies graves.
Le spina-bifida (débordement de la moelle épinière hors de la colonne vertébrale) et l'anencéphalie (absence de cerveau) sont les anomalies du tube neural les plus fréquentes, touchant environ 1 enfant sur 1 000. Les enfants anencéphales meurent dans l'utérus ou peu de temps après la naissance alors que ceux qui sont touchés par le spina-bifida survivent mais sont souvent affectés par des handicaps physiques importants.
L'acide folique à la rescousse
On sait depuis une vingtaine d'années que l'alimentation des femmes enceintes joue un rôle important dans le développement des anomalies du tube neural. Par exemple, les femmes qui mettent au monde un enfant atteint d'une telle anomalie ont souvent des déficiences importantes en plusieurs vitamines et minéraux dans leur sang, en particulier l'acide folique (vitamine B9), ce qui suggère que la fermeture adéquate du tube neural requiert la présence de cette vitamine.
Une bonne alimentation chez les futures mères est primordiale.
Plusieurs études ont montré qu'une alimentation riche en acide folique ou encore la prise de suppléments d'acide folique par les femmes enceintes entraîne une diminution marquée de la fréquence des anomalies du tube neural. Par exemple, dans une étude de grande envergure publiée en 1989, les chercheurs ont montré que les femmes qui prenaient des suppléments vitaminiques contenant de l'acide folique pendant les 6 premières semaines de grossesse couraient 75 % moins de risques de mettre au monde un enfant atteint d'anomalies du tube neural que celles qui n'en prenaient aucun.
Ces observations ont entraîné l'implantation de programmes de fortification des produits alimentaires de base dans l'espoir d'augmenter les niveaux d'acide folique dans le sang des femmes en âge de procréer (la farine blanche, la semoule de maïs et les pâtes sont enrichies d'acide folique depuis 1998 en Amérique du Nord). Selon les dernières statistiques, il semble que cette stratégie commence à porter ses fruits car les anomalies du tube neural ont diminué d'environ 15 % depuis le début du programme. Cette baisse est encourageante mais demeure néanmoins en deçà des attentes initiales.
Alimentation ou vitamines ?
Pour diminuer encore davantage la fréquence des anomalies du tube neural, on recommande généralement aux femmes enceintes de prendre des suppléments d'acide folique.
Cependant, les anomalies du tube neural apparaissent entre la troisième et la quatrième semaine de la grossesse, de sorte qu'au moment où une femme apprend qu'elle est enceinte, la prise de suppléments d'acide folique n'aura pas les effets protecteurs escomptés.
Lorsque la grossesse est planifiée, il est possible de réduire les risques d'anomalies en prenant ces suppléments dès l'arrêt de la contraception. Cependant, près de la moitié des grossesses ne sont pas prévues et, en absence de suppléments, une alimentation riche en acide folique peut donc jouer un rôle extrêmement important pour la prévention de ces anomalies.
De toute façon, bien s'alimenter doit toujours faire partie de toute stratégie de prévention des maladies. Les fruits et les légumes ne sont pas seulement des sources de vitamines comme l'acide folique, mais ils contiennent également plusieurs milliers de molécules qui jouent des rôles extrêmement importants dans le maintien d'une bonne santé, et ce, autant pour la mère que pour son enfant.
Les meilleures sources d'acide folique
L'acide folique est présent dans un grand éventail d'aliments, mais à des concentrations particulièrement importantes dans les légumineuses et les légumes verts à feuilles (le mot folique provient d'ailleurs du mot latin folium, qui veut dire feuille).
De façon générale, une personne qui consomme 5 portions de fruits et de légumes par jour absorbe environ 0,4 milligramme d'acide folique, mais cette quantité peut être beaucoup plus importante si l'alimentation contient les fruits et légumes qui sont particulièrement riches en acide folique comme les épinards, les asperges, le brocoli ou encore les oranges.
De plus, une grande quantité d'aliments à base de farine sont maintenant fortifiés avec de l'acide folique (céréales à déjeuner, pains, pâtes alimentaires) et fournissent un apport important de cette vitamine.
Dans un tel contexte, la consommation quotidienne de 5 portions de fruits et de légumes permet d'absorber la quantité d'acide folique recommandée pour les femmes enceintes, soit de 0,6 milligramme par jour, et d'ainsi diminuer significativement la fréquence des anomalies du tube neural.
Posté le 19/11/2009
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Les yogourts enrichis en bactéries probiotiques occupent une place de plus en plus importante sur les rayons de nos épiceries.
À nous d'en profiter, car ces produits valent vraiment la peine d'être consommés régulièrement pour leurs nombreux effets positifs sur la santé, notamment leur potentiel à améliorer l'efficacité de notre système immunitaire.
Un intestin plein de bactéries !
Pour comprendre comment les bactéries probiotiques peuvent avoir un effet positif sur la santé, il faut tout d'abord savoir que chacun d'entre nous est littéralement colonisé par les bactéries, en particulier dans le tube digestif. Le gros intestin (côlon), par exemple, peut contenir jusqu'à mille milliards (1 000 000 000 000) de bactéries par millilitre, ce qui en fait l'habitat microbien le plus densément peuplé de toute la planète !
Cette présence bactérienne est tellement importante qu'il est estimé qu'un adulte est composé à 90 % de cellules bactériennes, c'est-à-dire qu'il contient dix fois plus de bactéries que de cellules humaines, et que ces bactéries contribuent à environ 2 kg de son poids corporel…
Les bactéries de l'intestin sont donc une composante à part entière de notre corps qu'il faut mieux connaître !
Les fonctions importantes des bactéries intestinales.
Les bactéries de l'intestin participent au bon fonctionnement de notre organisme en jouant deux rôles importants :
1) Elles dégradent plusieurs substances qui ne peuvent être digérées par l'estomac, en particulier les fibres contenues dans les végétaux (fruits, légumes, céréales, etc.), ce qui libère des sucres ainsi que certaines vitamines essentielles (vitamine Kl, vitamines B, acide folique).
2) Elles sont absolument essentielles au développement et au maintien de notre système immunitaire. L'intestin est la partie du corps la plus exposée aux agressions et contient près de 75 % des cellules immunitaires de l'organisme. Les bactéries intestinales sont donc idéalement situées pour influencer la fonction de cette défense immunitaire soit en stimulant les défenses contre les infections, soit en la contrôlant de façon à tolérer la présence de certaines composantes du milieu extérieur qui ne représentent pas de dangers et ainsi éviter le développement de maladies auto-immunes.
Les bactéries intestinales sont donc de véritables chefs d'orchestre du système immunitaire qui jouent un rôle de premier plan dans notre capacité d'interagir efficacement avec notre environnement extérieur.
Les bons et les méchants
Cette capacité d'interaction des bactéries intestinales avec le système immunitaire dépend en grande partie du type de bactéries qui sont présentes dans l'intestin. Pour simplifier, on peut décrire deux grands types de bactéries intestinales :
1) Celles qui sont pathogènes et qui peuvent causer divers problèmes de santé (diarrhée, etc.) lorsqu'elles sont en trop grande quantité. L'exemple le mieux connu de ce type de bactéries est sans doute E.coli, responsable de plusieurs intoxications alimentaires et de l'insalubrité des eaux de piscines publiques.
2) Les bactéries bénéfiques, quant à elles, sont des bactéries acidophiles, c'est-à-dire qui ont la capacité de transformer les substances riches en sucre (les fibres alimentaires, par exemple) en acide lactique.
Par exemple, l'activité des principales bactéries acidophiles, les bifidobactéries et les lactobacilles, rend l'intestin plus acide et bloque la croissance de plusieurs types de bactéries dangereuses incapables de se développer dans ces conditions acides. Autrement dit, en augmentant la quantité de bactéries lactiques dans le côlon, on permet à celles-ci d'occuper le maximum de terrain disponible et ainsi de contrer les effets négatifs que pourraient causer des souches bactériennes dangereuses.
Les probiotiques : des bactéries amies
Les yogourts enrichis en bifidobactéries et lactobacilles représentent la façon la plus simple et efficace d'augmenter la quantité de ces bactéries dans l'intestin. Ces produits, qu'on appelle souvent probiotiques, contiennent plusieurs milliards de bactéries bénéfiques qui sont capables de résister au passage dans l'estomac et de s'installer au niveau du gros intestin, où elles peuvent exercer leurs effets bénéfiques, notamment sur le système immunitaire.
Par exemple, des études ont montré que l'administration quotidienne de yogourt contenant des bifidobactéries et des lactobacilles provoque une hausse importante de l'activité de certaines cellules impliquées dans la défense contre les agressions extérieures. Dans une autre étude, la consommation de produits contenant ces bactéries a provoqué une nette augmentation de la production de certains anticorps chez des enfants. Ces études indiquent donc que certaines bactéries probiotiques, notamment les bifidobactéries, sont capables de stimuler les défenses immunitaires.
Étant donné que l'activité du système immunitaire joue un rôle important non seulement dans notre défense face aux microbes, mais également dans notre protection face au développement de certains cancers, ces observations illustrent bien l'importance des bactéries intestinales dans le maintien d'une bonne santé.
Quoi choisir ?
Plusieurs choix de produits s'offrent aux personnes qui désirent profiter de l'impact positif des bactéries probiotiques sur la santé. Même si ce choix est une question de goût personnel, il peut être particulièrement intéressant de favoriser la consommation de produits contenant des fruits à fort potentiel antioxydant. De cette façon, on pourra faire d'une pierre deux coups et profiter autant des bénéfices associés à ces fruits que de celui apporté par les bactéries probiotiques.
Posté le 13/11/2009
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Les molécules antioxydantes sont de plus en plus considérées comme étant à l'origine des propriétés bénéfiques des aliments d'origine végétale. En effet, la recherche des dernières années démontre que les principales sources d'antioxydants comme les fruits et légumes, le vin rouge, le thé vert et le chocolat noir pourraient participer activement à prévenir certaines maladies cardiovasculaires et neurodégénératives ainsi que plusieurs types de cancer. Coup d'œil sur ces molécules bien particulières…
L'oxygène de l'air que nous respirons sert de carburant à nos cellules pour produire l'énergie nécessaire à leur bon fonctionnement. Cette combustion n'est cependant pas parfaite et génère des quantités considérables de « déchets » appelés « radicaux libres ». Ces radicaux libres sont nocifs pour la cellule, car ils attaquent la structure de plusieurs de ses constituants, particulièrement l'ADN, ce qui provoque des dommages considérables.
Par exemple, une cellule peut accumuler plus de 60 000 « dommages » dans son matériel génétique en vieillissant, ce qui contribue au développement du cancer.
Pour simplifier, disons qu'un antioxydant est tout simplement une molécule qui transforme ces radicaux libres en produits inoffensifs et réduit ainsi leurs effets néfastes. Nos cellules contiennent plusieurs molécules antioxydantes pour se protéger de ces radicaux libres, mais il est probable que cette défense est insuffisante pour contrer les effets négatifs de la multitude d'agresseurs toxiques d'origine alimentaire (bacon, charcuteries, viandes fumées) et environnementale qui nous entourent (fumée de cigarette, radiations ionisantes, rayons ultraviolets).
L'addition d'antioxydants à l'alimentation pourrait donc apporter des renforts aux systèmes de défense de nos cellules et ainsi nous protéger du cancer. Pour prendre un exemple simple, on peut comparer l'effet des défenses antioxydantes à celui d'une peinture qui parvient à protéger le métal de la rouille provoquée par l'oxygène de l'air. Les antioxydants ne sont pas des vitamines ! Jusqu'à tout récemment, on pensait que les vitamines étaient les principales causes de l'activité antioxydante des fruits et des légumes. On sait maintenant que ce n'est vraiment pas le cas ! En fait, les vitamines antioxydantes comme les vitamines C et E ne comptent souvent que pour une petite portion de l'activité antioxydante des fruits ou des légumes qui les contiennent.
Ainsi, la vitamine C d'une pomme ne génère que 1 % de l'activité antioxydante de ce fruit ! Ces observations sont importantes, car trop de gens pensent pouvoir combler leur apport quotidien en antioxydants seulement en consommant des suppléments vitaminiques. Il s'agit d'une mauvaise stratégie car la protection antioxydante de ces suppléments est de loin inférieure à celle offerte par les fruits et les légumes entiers. Une autre bonne raison de consommer ses 5 à 10 portions de fruits et légumes par jour ! Les meilleures sources d'antioxydants La recherche des dernières années a montré que l'activité antioxydante des aliments est majoritairement due aux polyphénols, une classe de molécules très complexes qui possèdent une structure chimique idéale pour absorber les radicaux libres. De façon générale, les aliments qui contiennent les plus grandes quantités de ces polyphénols sont ceux qui sont dotés de la plus forte activité antioxydante. Par exemple :
– Les petits fruits (bleuets, framboises, mûres, fraises, etc.) ainsi que les pommes et les oranges sont des sources extraordinaires de polyphénols antioxydants et devraient être consommés régulièrement.
– Le thé vert : Les polyphénols représentent le tiers du poids des feuilles de thé, ce qui en fait une source incomparable de molécules antioxydantes. En plus de leur activité antioxydante, les polyphénols du thé ont la propriété de bloquer plusieurs phénomènes liés au développement du cancer.
– Le chocolat noir 70 % : Excellente source de polyphénols, le chocolat noir a des effets bénéfiques sur les vaisseaux sanguins et pourrait diminuer les risques de maladies cardiovasculaires. Mais attention, le chocolat est très calorique et il ne faut pas en abuser !
– Enfin, il ne faut surtout pas oublier certains aliments comme les noix de Grenoble, les pacanes, les cœurs d'artichaut, les asperges ou encore les haricots rouges, qui exercent tous d'importantes propriétés antioxydantes. Plus que des antioxydants L'impact positif des polyphénols présents dans les aliments d'origine végétale ne se limite cependant pas à leur activité antioxydante. En effet, plusieurs de ces molécules ont également la propriété de bloquer spécifiquement certains processus impliqués dans le développement du cancer, et il n'y a aucun doute que cette activité contribue de façon significative à l'effet préventif des fruits et des légumes face à cette maladie.
Il faut donc favoriser la consommation régulière d'aliments riches en polyphénols antioxydants non seulement pour réduire les dommages causés par les radicaux libres, mais également pour pouvoir profiter de leurs propriétés anticancéreuses.
Posté le 05/11/2009
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Le rayon des chips ne cesse de grandir dans nos épiceries, offrant des produits de plus en plus alléchants et irrésistibles pour les consommateurs. À preuve, la consommation de chips a doublé en 10 ans au Canada !
Il faut cependant se rappeler que les chips sont des grignotines très riches en gras et en sel qu'il faut consommer avec une extrême modération si on veut maintenir sa ligne.
La plupart des chips disponibles commercialement sont fabriquées à partir de pommes de terre cuites dans l'huile, ce qui entraîne évidemment l'apparition de quantités importantes de gras dans le produit. Par exemple, une marque de chips populaire contient 18 grammes de gras pour une portion de 50 grammes ; il faudrait donc boire quatre cuillères à thé d'huile à cuisson pour absorber la même quantité de gras que celle qui est présente dans un petit sac de chips !
Elles contiennent beaucoup de matières grasses
En Angleterre, champion européen de la consommation de chips avec environ 270 000 tonnes consommées annuellement, les scientifiques de la Fondation britannique du cœur ont calculé qu'une personne qui mange un petit sac de chips (environ 40 g) chaque jour boit l'équivalent de 5 litres d'huile à cuisson en une année ! Vu de cette façon, avouons que les chips sont moins appétissantes…
Ce fort contenu en gras a deux principaux effets négatifs :
■ Puisque les gras renferment deux fois plus de calories par gramme que les sucres, la friture dans l'huile provoque une augmentation importante du nombre de calories des chips, qui peuvent atteindre jusqu'à 270 calories par portion de 50 grammes.
■ La friture fait souvent appel à des huiles hydrogénées, un type d'huile qui contient des gras saturés ainsi que des gras trans. Il n'y a maintenant aucun doute que ces gras trans sont très nocifs pour la santé, car ils augmentent le cholestérol sanguin et les risques de maladies du cœur.
Bien lire les étiquettes
Sur les sacs de chips de petit format (45 et 60 g), le contenu en gras et en calories indiqué sur l'étiquette correspond au total de ce qui se trouve dans le sac. On sait donc tout de suite ce que l'on a mangé une fois le sac terminé. Par contre, sur les sacs de formats plus gros (250 g et plus), le contenu en gras et en calories fait référence à des portions de 50 grammes, soit environ 25 chips. Sauf que les études montrent qu'il est plutôt rare qu'on arrive à manger seulement cette quantité de chips après avoir ouvert un sac ! en pratique, la portion habituelle des consommateurs est environ le double – aux environs de 85 à 100 grammes –, une quantité qui entraîne l'absorption de 36 grammes de gras et de 540 calories. C'est vraiment beaucoup trop pour une simple collation !
Les chips devraient être vues comme une gâterie occasionnelle.
Les chips « santé »
Pour redorer l'image des chips, les compagnies ont mis sur le marché un bon nombre de nouveaux produits faibles en gras ou en sel (ou les deux). Bien sûr, ces produits représentent une nette amélioration par rapport aux chips standards, notamment par l'absence de gras trans. Par contre, ces améliorations ne font pas des chips des aliments bons pour la santé !
Les chips moins salées contiennent encore beaucoup de gras et sont donc aussi caloriques que les chips régulières. Les chips cuites au four contiennent moins de gras que ceux frits dans l'huile, mais ils restent tout de même assez caloriques (à cause de la pomme de terre). De plus, des études ont identifié un problème inattendu associé à la consommation de ce type de chips : la mention « faibles en gras » encourage la plupart des personnes à en manger plus ! Avec comme résultat qu'elles consomment à peu près la même quantité de gras que si elles avaient mangé des chips régulières…
Qu'ils soient nature, assaisonnés, faibles en gras ou en sel, les chips sont des aliments très riches en calories et très pauvres du point de vue nutritionnel qu'il est impossible de consommer régulièrement sans favoriser l'excès de poids.
Il ne faut donc pas voir les chips comme un aliment comme les autres mais bien comme une gâterie occasionnelle à consommer avec beaucoup de modération.
Posté le 29/10/2009
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Les poissons gras comme le saumon, les sardines ou encore le maquereau contiennent des quantités importantes d'acides gras oméga-3, des gras de plus en plus reconnus pour leurs effets positifs sur la santé en général. Une étude suédoise a confirmé ces bienfaits en montrant que la consommation régulière de poissons gras réduit considérablement le risque de cancer du rein.
Oméga-3 à longues chaînes : l'importance des poissons
Les oméga-3 sont des gras essentiels que nous sommes incapables de fabriquer par nous-mêmes et qui doivent donc provenir de notre alimentation. Contrairement à d'autres types de gras qui sont très répandus dans nos aliments, les sources alimentaires d'oméga-3 sont beaucoup moins nombreuses et il est important de bien les connaître si on veut obtenir un apport adéquat de ces gras importants :
Ils réduisent de beaucoup le risque de cancer du rein
Oméga-3 d'origine végétale : principalement les graines de lin et certaines noix (noix de Grenoble en particulier).
Oméga-3 d'origine animale : principalement retrouvés clans les poissons gras ainsi que dans certains œufs.
Même si on les appelle par le même nom, il y a une différence majeure entre ces types d'oméga-3. En effet, les oméga-3 d'origine végétale doivent être transformés par nos cellules en oméga-3 à longues chaînes pour être utilisés et exercer leurs fonctions, alors que les oméga-3 des poissons sont déjà sous forme de longues chaînes et donc déjà prêts à être utilisés. En d'autres mots, la consommation régulière de poissons gras est une façon simple et efficace de procurer à nos cellules des oméga-3 fonctionnels, prêts à accomplir leurs fonctions essentielles.
Combattre le cancer du rein
Plusieurs études réalisées en laboratoire sur des cellules isolées de tumeurs ont montré que les oméga-3 à longues chaînes, comme ceux retrouvés dans les poissons gras inhibent la croissance de cellules cancéreuses ainsi que la formation de métastases.
Pour vérifier si un tel effet protecteur des oméga-3 d'origine animale pouvait également être observé chez l'humain, des chercheurs suédois du prestigieux Karolinska Institutet de Stockholm ont observé pendant 15 ans les habitudes alimentaires de 61 433 femmes âgées de 40 à 76 ans, en portant une attention particulière à la place qu'occupaient les poissons dans leur alimentation.
Les résultats obtenus sont spectaculaires : les femmes qui mangeaient un repas ou plus de poissons gras par semaine avaient une réduction de 44 % du risque de cancer du rein comparativement à celles qui n'en consommaient jamais. Encore plus intéressant, les femmes qui consommaient déjà beaucoup de poissons gras avant le début de l'étude avaient un risque de cancer du rein 75 % plus faible que celles qui n'en mangent jamais !
Cet effet protecteur n'est cependant pas observé pour d'autres types de poissons ou encore de crustacés : en effet, la consommation régulière de poissons maigres, comme la sole et la morue, ou encore de fruits de mer (pétoncles, crevettes) n'était pas associée à une diminution du risque de cancer. Ces observations suggèrent donc que le contenu élevé d'oméga-3 des poissons gras serait responsable de la diminution du risque de cancer observée. En effet, des poissons gras comme le saumon ou encore la sardine peuvent contenir jusqu'à 20 à 30 fois plus d'oméga-3 qu'un poisson maigre comme la sole ou la morue.
Un poisson gras par semaine
L'observation que la consommation de poissons gras prévient le cancer du rein est importante, car ce type de cancer est en hausse constante depuis les années 1970 et demeure encore aujourd'hui extrêmement difficile à traiter efficacement. Étant donné le rôle important des oméga-3 à longues chaînes dans plusieurs phénomènes impliqués dans la croissance du cancer, il est également possible (et même très probable) que l'effet protecteur des oméga-3 contre le cancer du rein pourrait également s'appliquer à d'autres types de cancers qui frappent actuellement notre société, notamment ceux de la prostate ou du sein.
Il n'y a donc aucun doute que la consommation de un à deux repas de poisson gras par semaine, ce qui est loin d'être excessif, constitue un ajout important à nos habitudes alimentaires de façon à prévenir le développement du cancer. Lorsqu'on est pressé, une boîte de sardines ou de saumon constitue également une façon simple, rapide et économique de profiter des bienfaits de ces gras.
Posté le 15/10/2009
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En Amérique du Nord, un homme sur six sera touché par un cancer de la prostate au cours de sa vie. Plusieurs observations suggèrent cependant qu'il est possible de réduire de façon significative le développement de ce cancer en apportant certaines modifications au régime alimentaire.
Une maladie typiquement occidentale
Même s'il est très fréquent dans les pays industrialisés, le cancer de la prostate demeure une maladie beaucoup plus rare dans d'autres régions du monde, en particulier dans les pays asiatiques. Par exemple, les Indiens ou encore les Chinois ont des taux de cancers de la prostate plusieurs fois plus faibles que ceux des pays occidentaux, les hommes de ces pays étant dans certains cas 50 fois moins affectés par le cancer de la prostate que les Occidentaux.
Ces écarts ne sont pas dus à l'hérédité, car les hommes asiatiques qui émigrent vers l'Occident ont le même risque d'être touchés par le cancer de la prostate que les habitants de leur pays d'accueil. Il est donc clair qu'une grande proportion des cancers de la prostate est directement causée par des facteurs liés au mode de vie occidental.
Parmi ces facteurs, de nombreuses études ont montré que la composition du régime alimentaire joue un rôle clé dans le développement de cette maladie.
Prévenir le cancer de la prostate en attaquant les tumeurs immatures
Les études de pathologie réalisées sur des personnes décédées de causes autres que du cancer montrent que le tiers des hommes dans la quarantaine ont des tumeurs microscopiques au niveau de leur prostate et sont donc à haut risque de développer un cancer de cet organe.
Comme plusieurs types de cancer, cependant, la transformation de ces microtumeurs en cancer mature est un processus lent, qui peut nécessiter plusieurs années et même plusieurs décennies avant d'aboutir à la formation d'une tumeur détectable cliniquement. Cette longue période de latence offre une opportunité en or d'intervenir pour restreindre la progression du cancer de la prostate, car ces tumeurs microscopiques sont vulnérables et leur croissance peut être abolie en présence de molécules aux propriétés anticancéreuses.
Et c'est là qu'intervient l'alimentation : certains aliments contiennent des quantités exceptionnelles de molécules anticancéreuses qui interfèrent avec la progression de ces microtumeurs en les empêchant d'acquérir de nouvelles caractéristiques essentielles à leur développement.
La modification du régime alimentaire de façon à y inclure ces aliments représente donc une stratégie extrêmement prometteuse pour prévenir le développement du cancer de la prostate et réduire l'impact négatif de cette maladie dans les sociétés occidentales.
Des aliments contre le cancer de la prostate
Un certain nombre d'aliments possédant la capacité de diminuer le risque d'être touché par le cancer de la prostate ont été répertoriés au cours des dernières années. Voici les plus importants.
- Les légumes crucifères : il est clairement établi que la consommation régulière de ces légumes (chou, brocoli navet, etc.) permet de réduire de manière significative les risques de développer une panoplie de cancers notamment celui de la prostate. Cet effet bénéfique des crucifères vient surtout de leur capacité à bloquer le potentiel cancérigène d'un grand nombre de substances particulièrement dangereuses qui peuvent altérer le matériel génétique de la cellule (l'ADN.) et induire des dommages qui mèneront au développement d'un cancer.
- Le thé vert : plusieurs études ont montré que la consommation régulière de thé vert diminue le risque d'être touché par certains types de cancers, surtout ceux de la vessie et de la prostate. La molécule anticancéreuse la plus importante du thé vert, l'EGCG, a la propriété de bloquer certains mécanismes utilisés par les cellules cancéreuses pour croître et envahir les tissus, notamment en empêchant la formation d'un nouveau réseau de vaisseaux sanguins par le processus d'angiogenèse.
- Les tomates : certaines observations ont montré que l'incidence du cancer de la prostate est plus faible dans des pays où les habitants consomment de nombreux mets à base de tomates, comme l'Italie, l'Espagne et le Mexique. Il semble que cette protection soit liée à la présence de lycopène, un pigment capable d'interférer avec la croissance des cellules précancéreuses prostatiques. Pour maximiser l'effet du lycopène si important de consommer les tomates cuites, idéalement dans un corps gras comme 'huile d'olive, sous forme de sauce par exemple. La cuisson des tomates dans le corps gras augmente la quantité de lycopène et le rend beaucoup plus assimilable par les cellules de notre organisme.
- Les matières grasses de l'alimentation : des études récentes montrent que les acides gras oméga-3 empêchent la croissance des cellules cancéreuses de la prostate. Les meilleures sources d'oméga-3 sont les poissons gras comme le saumon, les sardines, le maquereau et le hareng, ainsi que les graines de lin, qui peuvent être ajoutées fraîchement moulues aux céréales du matin.
Un homme sur cinq, absent de ce groupe, sera touché par un cancer de la prostate.
La meilleure stratégie
Il ne fait aucun doute que la prévention représente la meilleure stratégie actuellement disponible pour diminuer les impacts négatifs associés au cancer de la prostate. En ce sens, il est possible de tirer profit des nombreuses informations acquises au cours des dernières années sur les propriétés anticancéreuses de plusieurs aliments, et de modifier en profondeur ces habitudes alimentaires de façon à y intégrer une plus grande proportion de ces aliments de façon à freiner le développement de cette maladie.
Posté le 09/10/2009
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On a beaucoup parlé ces dernières années, avec raison d'ailleurs, des bienfaits du thé vert pour la prévention de certains types de cancer.
Cette boisson a de multiples effets bénéfiques
Il ne faudrait cependant pas oublier que cette boisson a également de multiples actions positives sur la santé en général, en particulier pour la prévention des maladies cardio-vasculaires.
Une étude japonaise publiée dans le journal de l'Association médicale américaine a confirmé l'impact positif du thé vert sur la santé. En examinant pendant une période de 7 à 11 ans la relation qui existe entre la consommation régulière de thé vert et la mortalité chez une population de 40 530 Japonais, les chercheurs ont observé un nombre significativement moins élevé de décès chez les personnes qui consommaient régulièrement du thé vert.
Ainsi, les chercheurs ont montré que les personnes qui buvaient cinq tasses de thé et plus par jour (ce qui correspond à 500 millilitres, soit deux tasses « nord-américaines ») avaient un taux de mortalité 16 % plus faible comparativement à celles qui n'en buvaient qu'une tasse ou moins. Cet effet est particulièrement prononcé pour les femmes : alors que la mortalité des grands buveurs de thé masculins est diminuée de 12 %, celle des femmes est 23 % plus faible, un effet protecteur deux fois plus important !
Une histoire de cœur…
Les résultats obtenus indiquent que la baisse du nombre de décès observée chez les grands buveurs de thé vert est principalement due à une diminution importante de la mortalité reliée aux maladies cardio-vasculaires, particulièrement les maladies coronariennes (les infarctus du myocarde par exemple) et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Par exemple, les grands consommateurs de thé vert présentent 15 % moins de décès causés par les maladies coronariennes et 50 % moins de mortalité due aux accidents vasculaires cérébraux. Cet effet protecteur est encore une fois particulièrement frappant chez les femmes : l'étude montre que celles qui boivent cinq tasses de thé par jour affichent 23 % moins de mortalité due aux maladies coronariennes et 60 % moins d'accidents vasculaires cérébraux mortels.
Du thé vert c'est bien, mais sans tabac c'est beaucoup mieux !
Cette différence observée entre les hommes et les femmes est fort probablement reliée au fort pourcentage d'hommes fumeurs. Malheureusement pour eux, les Japonais sont de grands fumeurs ! Dans cette étude, 53 % des hommes qui buvaient cinq tasses de thé quotidiennes étaient des fumeurs réguliers contre seulement 8 % pour les Japonaises.
La consommation régulière de thé vert peut réduire significativement la mortalité provoquée par les maladies cardiovasculaires.
Selon les auteurs de l'étude, il est donc fort probable que chez les hommes fumeurs, la protection offerte par le thé vert a été annulée par les nombreux effets néfastes du tabagisme sur le système cardio-vasculaire.
Deux grandes leçons peuvent être tirées de cette étude. La première est évidemment que la consommation régulière de thé vert peut réduire significativement la mortalité provoquée par les maladies cardio-vasculaires, un autre exemple des multiples effets bénéfiques de cette boisson sur la santé en général.
La deuxième leçon à retenir de l'étude est tout aussi importante : le thé vert n'est pas un « médicament miracle » capable à lui seul de nous protéger de maladies graves même si notre mode de vie général est malsain.
L'absence d'effets protecteurs chez les fumeurs montre que thé vert ou non, la prévention des maladies cardio-vasculaires commence d'abord et avant tout par l'abandon du tabagisme.
Posté le 01/10/2009
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Avec l'arrivée de l'automne et le retour à une vie plus routinière, il est courant de voir les gens réduire leur niveau d'activité physique et devenir plus sédentaires. Cependant, même si la programmation des chaînes de télévision devient plus divertissante, il ne faut pas oublier de demeurer actif pour continuer d'être en bonne santé.
Il est maintenant bien connu que les gens sédentaires sont généralement en moins bonne santé que les personnes « en forme », qui font régulièrement de l'activité physique.
Cette activité physique régulière diminue significativement non seulement les risques d'être touché par des maladies cardiovasculaires, mais également par certains types de cancer, surtout ceux du côlon et du sein.
Ainsi, l'Agence Internationale de Recherche sur le Cancer estime que l'inactivité physique serait responsable d'environ 15 % des cancers du côlon et de 10 % des cancers du sein qui se développent après la ménopause. Le niveau d'activité physique aurait également un impact sur les cancers de la prostate, du poumon et de l'endomètre, mais cette contribution demeure cependant à être mieux définie.
Les mécanismes exacts qui sont responsables de cette protection demeurent incompris mais plusieurs données scientifiques suggèrent que l'activité physique provoque des variations des niveaux d'hormones sexuelles dans le sang, une stimulation du système immunitaire et stimule nos défenses contre les dommages que subissent nos cellules lors du vieillissement.
Tous ces facteurs contribuent à améliorer le bon fonctionnement de nos cellules et ainsi à retarder l'apparition de cellules précancéreuses qui peuvent progresser vers un stade de tumeur avancée.
On ne le dira jamais assez : la marche est un excellent moyen de garder la forme.
Prévention
L'impact positif de l'activité physique sur la prévention du cancer sera évidemment considérablement augmenté si elle permet de maintenir un poids santé.
Même si l'épidémie d'obésité observée actuellement est due en grande partie à une trop grande consommation de calories, il n'y a aucun doute que le mode de vie de plus en plus sédentaire participe également à l'augmentation du tour de taille de la population.
Comme nous l'avons souvent mentionné dans cette chronique, l'obésité constitue à elle seule un facteur de risque très important pour le développement de plusieurs cancers et le maintien d'un indice de masse corporelle normal joue un rôle très important dans la prévention de ces cancers.
Donc, autant pour son effet direct sur le développement du cancer que pour son effet indirect sur le poids corporel, l'activité physique régulière joue un rôle clé dans la prévention du cancer.
La marche
En général, on s'accorde pour dire que les individus dont le travail ne requiert que peu de dépenses d'énergie (un travail de bureau, par exemple) devraient faire un minimum d'une heure de marche chaque jour.
D'ailleurs, même si elle est souvent négligée, la marche est une façon simple et économique de profiter des bienfaits de l'activité physique.
Par exemple, une étude réalisée l'an dernier sur la survie des femmes atteintes d'un cancer du sein a montré que les femmes en rémission qui marchaient l'équivalent de 3 à 5 heures par semaine à un rythme modéré avaient 30 % moins de risque de mourir des conséquences de leur cancer que celles qui étaient sédentaires.
Donc, même s'il est probable que des activités plus vigoureuses comme la marche rapide, le jogging ou encore le ski de fond peuvent augmenter encore plus les bénéfices associés à l'exercice, il semble que l'action la plus importante à entreprendre est d'être actif le plus souvent possible, quelle que soit l'intensité de l'activité physique réalisée.
Tâches domestiques
Il faut aussi garder en tête que certaines activités quotidiennes, comme les tâches ménagères, monter les escaliers ou encore s'occuper d'un enfant peuvent entraîner des dépenses considérables d'énergie et également contribuer à une bonne santé.
Des chercheurs du National Institute of Health américain ont récemment montré que des personnes âgées (70 à 82 ans) qui étaient actives dans la vie de tous les jours avaient un risque de mort soudaine diminué de 30 % par rapport à celles qui étaient plus sédentaires.
L'activité physique régulière, couplée à une alimentation riche en fruits et légumes et à l'absence de tabagisme représente donc une composante essentielle d'un mode de vie sain qui réduit les risques d'être touché par les deux principales classes de maladies de notre société, soit les maladies cardiovasculaires et le cancer.
À vos marques, prêts, partez !
Posté le 24/09/2009
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Une étude récente montre que l'utilisation régulière de certains médicaments anti-inflammatoires « réduit significativement le risque d'être touché par le cancer du côlon ». Comment un médicament destiné à soulager la douleur peut-il également diminuer le développement du cancer ?
Le cancer, une maladie inflammatoire
Réduire l'inflammation à l'aide de l'alimentation
Plusieurs observations suggèrent l'existence d'un lien très étroit entre l'inflammation chronique et le risque de développer un cancer : par exemple, les gens affectés par les maladies inflammatoires de l'intestin (maladie de Crohn, colites ulcéreuses) ont environ 10 fois plus de risque d'être touchés par un cancer du côlon que les personnes épargnées. Cette étroite association entre l'inflammation et le cancer est due au fait que les tissus inflammés procurent un environnement idéal pour la croissance des cellules cancéreuses en leur fournissant plusieurs outils leur permettant d'acquérir de nouvelles mutations et favorisant leur croissance au sein du tissu enflammé.
Cette inflammation n'est cependant pas toujours associée à une douleur, mais peut également se produire de façon chronique, sans symptômes. Par exemple, le tabagisme, l'obésité, la consommation excessive de nourriture sont toutes des conditions qui génèrent un climat d'inflammation dans nos tissus et qui, par conséquent, favorise le développement du cancer. Il est donc possible de réduire le risque d'être touché par le cancer en modifiant certains paramètres de notre mode de vie de façon à réduire l'inflammation.
Effets secondaires
Même si les mécanismes par lesquels les cellules inflammatoires parviennent à stimuler la croissance des cellules cancéreuses demeurent encore mal compris, on sait qu'une enzyme appelée COX-2 joue un rôle capital dans ce phénomène, et c'est pour cette raison que le Celebrex. « qui possède la capacité de bloquer spécifiquement l'activité de cette enzyme, réduit le développement de certains cancers », tel qu'observé dans l'étude mentionnée plus tôt. La COX-2 représente donc une cible non seulement anti-inflammatoire, mais également anticancéreuse.
Les médicaments actuellement disponibles pour bloquer COX-2 ont cependant des effets secondaires importants sur le système cardiovasculaire, ce qui limite forcément leur utilisation pour la prévention du cancer. Heureusement pour nous, cependant, certains aliments d'origine végétale contiennent, elles aussi, des molécules qui possèdent une activité anti-inflammatoire très puissante en empêchant la fabrication de la COX-2 par les cellules cancéreuses.
Les meilleurs exemples de ces molécules anti-inflammatoires sont sans doute le resvératrol du vin rouge, la curcumine, de l'épice indienne le curcuma, ainsi que le gingérol, présent dans le gingembre. Plusieurs études indiquent que ces trois molécules sont capables de bloquer la COX-2 et que cette activité anti-inflammatoire joue un rôle important dans l'action anticancéreuse de ces aliments.
Les molécules anti-inflammatoires qui se retrouvent dans le vin rouge et dans l'épice indienne sont capables de bloquer la COX-2.
Cet effet anti-inflammatoire ne serait cependant pas seulement restreint à ces aliments et, au contraire, est possiblement une caractéristique de plusieurs végétaux. En effet, nous avons observé dans notre laboratoire que plusieurs fruits et légumes, en particulier des petits fruits comme les mûres ou encore les canneberges, possédaient également une forte activité inflammatoire. Il va sans dire que les propriétés anti-inflammatoires associées à plusieurs aliments ne peuvent qu'avoir un impact extrêmement positif pour la prévention du cancer.
Les oméga-3 : des gras anti-inflammatoires
Une autre façon de réduire l'inflammation chronique à l'aide de l'alimentation est d'augmenter le plus possible la consommation d'acides gras oméga-3 et de réduire celle des gras oméga-6. Ces deux types de gras essentiels sont utilisés par nos cellules pour fabriquer deux types de molécules : les oméga-3 produisent des molécules anti-inflammatoires naturelles très puissantes qu'on appelle DHA et EPA alors qu'au contraire, les oméga-6 servent à la production de molécules qui favorisent l'inflammation. Les oméga-3 ne sont cependant retrouvés en grande quantité que dans certains aliments bien précis comme les poissons gras (thon, saumon, sardines) et certains végétaux (graines de lin et noix de Grenoble en particulier), de sorte que le régime alimentaire moderne contient malheureusement 25 fois plus d'oméga-6 que d'oméga-3, un déséquilibre qui fait que le reste de notre corps penche beaucoup plus vers l'inflammation. Il n'y a donc aucun doute qu'augmenter l'apport en acides gras oméga-3 tout en abaissant celui en oméga-6 peut rétablir cet équilibre et empêcher la création d'un climat d'inflammation chronique dans nos tissus.
En pratique, certains aspects du mode de vie peuvent contribuer à réduire l'inflammation chronique et à ainsi diminuer le risque d'être touché par plusieurs types de cancers :
■ Cesser de fumer (les toxiques de la cigarette sont de puissants inflammatoires !)
■ Augmenter l'apport global en fruits et légumes (5 à 10 portions), et inclure le plus souvent possible le curcuma et le gingembre à son alimentation.
■ Augmenter l'apport en oméga-3 en mangeant un ou deux repas de poissons gras par semaine ainsi qu'en ajoutant une cuiller à soupe de graines de lin fraîchement moulues aux céréales ou aux yogourts.
■ Remplacer les huiles végétales très riches en oméga-6 mais qui ne contiennent pas ou peu d'oméga-3 (tournesol et maïs, en particulier) par l'huile de canola et l'huile d'olive.
Posté le 16/09/2009
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Une étude récente réalisée par des chercheurs montréalais indique que les buveurs modérés de vin ont un risque de développer un cancer du poumon beaucoup plus faible que ceux qui préfèrent la bière comme breuvage alcoolisé.
Une étude récente réalisée par des chercheurs montréalais indique que les buveurs modérés de vin ont un risque de développer un cancer du poumon beaucoup plus faible que ceux qui préfèrent la bière comme breuvage alcoolisé.
Réalisée auprès de 3768 personnes âgées entre 30 et 75 ans, cette étude a mis en évidence que les hommes qui consomment 6 bières et plus par semaine ont un risque d'être touché par le cancer du poumon entre 20 et 50 % plus élevé que ceux qui n'en consomment que rarement.
Un verre de vin, c'est mieux !
Cet effet négatif de la bière est particulièrement observé chez les hommes qui boudent les fruits et légumes ; en effet, chez les hommes qui mangent beaucoup de produits végétaux on n'observe pas cette hausse de risque du cancer du poumon. Amateurs de bière, voici donc une autre bonne raison de manger vos 5 à 10 portions de fruits et légumes par jour !
Protecteur
Contrairement à la bière, la consommation régulière et modérée de vin (1 à 7 verres par semaine) réduit significativement les risques de développer un cancer du poumon. Les hommes qui préfèrent le vin voient leur risque diminuer de 40 % et cet effet protecteur est particulièrement spectaculaire pour les femmes, avec une diminution du risque de 70 % !
Ces observations s'ajoutent à celles provenant d'autres études qui ont montré que la consommation régulière de vin entraîne des effets beaucoup plus positifs que la bière en terme de prévention du cancer. Par exemple, une étude réalisée au Danemark a montré que plus de 7 bières par semaine fait tripler le risque d'être touché par un cancer de la bouche et de l'œsophage alors que, complètement à l'opposé, le vin réduit de moitié le risque de développer ces cancers.
Même chose pour le cancer de la prostate : un verre de vin par jour diminue de 40 % la probabilité d'être affecté par ce cancer alors qu'une bière quotidienne augmente légèrement les risques.
A la lumière de ces observations, il ne fait aucun doute que le vin est de loin supérieur à la bière en terme de son impact sur la santé !
Mode de vie
Malgré ces nouvelles encourageantes, il est faux de considérer le vin comme une boisson capable à elle seule de diminuer le risque de cancer.
En fait, plusieurs études ont montré que les amateurs de vin ont généralement une alimentation de meilleure qualité et tendent à acheter des aliments plus sains ; il est donc difficile de déterminer à quel point les effets bénéfiques associés au vin ne sont pas, du moins en partie, reliés à ces meilleures habitudes alimentaires.
D'ailleurs, les pays qui consomment modérément et régulièrement du vin ont souvent comme caractéristique d'avoir une alimentation riche en fruits et en légumes et pauvre en gras saturés d'origine animale (la viande rouge, par exemple), deux facteurs bien connus de protection face au cancer.
Autrement dit, la consommation régulière de vin joue un rôle important dans la prévention du cancer mais ne remplacera jamais les bienfaits d'un régime alimentaire anticancéreux, riche en produits végétaux.
La modération
L'alcool à forte dose, qu'il provienne du vin, de la bière ou des spiritueux, provoque des dommages considérables à nos cellules et augmente fortement le risque de développer plusieurs cancers, en particulier ceux de la bouche. La modération demeure donc la clé pour profiter des effets positifs associés à la consommation de vin.
De plus, toutes les études ont montré que le vin rouge est de loin supérieur au vin blanc pour la prévention du cancer car il contient de grandes quantités de resvératrol, une molécule anticancéreuse très puissante, beaucoup moins abondante dans le vin blanc. En conséquence, la consommation d'un verre de vin rouge par jour pour les femmes et de deux verres pour les hommes constitue la meilleure façon de profiter au maximum des propriétés bénéfiques du vin sur la santé… ainsi que de ses effets relaxants !
La consommation régulière et modérée de vin réduit significativement les risques de cancer du poumon.
Posté le 09/09/2009
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Le mahatma Gandhi a dit un jour : « Partout où la graine de lin devient un aliment, la population est en meilleure santé. »
À la lumière de ce que nous savons maintenant des propriétés de cet aliment, on ne peut que lui donner raison !
Une excellente source d'oméga-3
L'addition de graines de lin quotidienne est extrêmement bénéfique Les graines de lin sont la meilleure source d'acides gras oméga-3 d'origine végétale : deux cuillerées à soupe de ces graines procurent plus de 140 % de l'apport quotidien recommandé ! Ce contenu élevé est important car les oméga-3 sont des gras essentiels qui sont utilisés par nos cellules pour fabriquer l'EPA et le DHA, des oméga-3 à longue chaîne qui jouent de nombreux rôles positifs dans le bon fonctionnement de notre organisme. Par exemple, ces deux gras favorisent une meilleure communication entre les cellules du cerveau, régularisent le rythme cardiaque et agissent également comme de puissants anti-inflammatoires. Cette dernière activité est particulièrement importante pour la prévention du cancer, car de nombreuses études ont montré qu'une inflammation chronique des tissus, qu'elle soit provoquée par une infection soutenue ou encore par l'exposition répétée à des produits irritants (fumée de cigarette, fibre d'amiante) augmentait considérablement le risque de développer un cancer. Ces bienfaits des oméga-3 de sources végétales, comme ceux présents dans la graine de lin, dépendent cependant de l'efficacité avec laquelle ces oméga-3 seront transformés en EPA et en DHA à l'intérieur de nos cellules. Il s'agit d'un point extrêmement important car cette transformation est difficile et inefficace si notre alimentation contient en excès un autre type de gras, les acides gras oméga-6. Ces gras oméga-6 sont cependant retrouvés dans un très grand nombre d'aliments (viandes, œufs, huiles végétales, etc.) de sorte que le régime alimentaire moderne contient environ 25 fois plus de gras oméga-6 que d'oméga-3 alors que pour que la transformation des oméga-3 soit optimale, il faudrait que la quantité de ces deux types de gras soit à peu près équivalente. En d'autres mots, inclure la graine de lin au régime alimentaire est une façon simple d'augmenter l'apport en oméga-3, mais ce n'est qu'en diminuant les oméga-6 de notre alimentation que nous pouvons tirer pleinement profit des actions positives de ces acides gras sur la prévention du cancer. … Et un contenu exceptionnel en phytoestrogènes ! En plus de leur contenu élevé en oméga-3, les graines de lin contiennent des niveaux tout à fait exceptionnels d'une classe de phytoestrogènes appelées lignanes, des molécules complexes qui possèdent une similitude de structure avec les œstrogènes et peuvent donc atténuer les effets néfastes provoqués par de trop grandes quantités de ces hormones, en particulier dans le développement du cancer du sein. D'ailleurs, plusieurs études épidémiologiques se sont penchées sur un rôle possible des lignanes dans la prévention du cancer du sein et, dans l'ensemble, les résultats obtenus indiquent qu'une consommation élevée de lignanes réduit d'environ 50 % le risque d'être touché par ce cancer, en particulier chez les femmes préménopausées. En résumé, l'addition de graines de lin à l'alimentation quotidienne est extrêmement bénéfique, tant pour leur contenu en acides gras oméga-3 que pour la présence de lignanes, des molécules qui jouent un rôle important dans la prévention du cancer du sein. Conseil pratiques 1. Les oméga-3 sont très sensibles et peuvent se dégrader rapidement. Il est donc important d'utiliser des graines de lin fraîchement moulues pour pouvoir profiter au maximum de leurs propriétés. Évitez d'acheter les graines déjà moulues ! 2. Pour la même raison, il est préférable d'utiliser ces graines plutôt que des préparations d'huile de lin vendues en magasin (ces huiles rancissent rapidement et perdent ainsi leurs propriétés bénéfiques). De plus, l'huile de lin ne contient pas de lignanes, ce qui diminue son potentiel anticancéreux. 3. Pour réduire l'apport en gras oméga-6, évitez autant que possible les huiles de maïs ou de tournesol, très riches en oméga-6 mais pauvres en oméga-3, et remplacez-les par de l'huile de canola ou d'olive.
Posté le 02/09/2009
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Une étude révélait que de 1981 à 2004, la consommation moyenne de calories par les Canadiens a fait un bond de 17 %, passant de 2 294 à 2 674 calories par jour.
Nul doute que cette augmentation de consommation de nourriture joue un rôle majeur dans l'épidémie d'obésité observée actuellement.
Un problème de taille...
La taille des portions proposées augmente constamment.
Il y a deux principales raisons pour lesquelles le nombre de calories consommées augmente continuellement. Premièrement, plusieurs produits sur le marché contiennent des quantités énormes de ces calories, les meilleurs exemples étant sans doute ceux qui sont proposés par les chaînes de restauration rapide. Un muffin peut contenir jusqu'à 500 calories, un hamburger double contient à lui seul 1 000 calories et au cinéma, un baril de maïs éclaté (avec garniture) peut contenir plus de 1 600 calories !
Autrement dit, il est possible en un seul repas (ou collation dans le cas du maïs) d'absorber la moitié – et même plus – de toutes les calories qui sont nécessaires à une personne moyenne pour accomplir' sa journée.
Non seulement les aliments sont extrêmement caloriques, mais en plus la taille des portions proposées augmente constamment. Par exemple, en 1960, la bouteille de 200 mL de Coca-Cola était le format le plus commun de cette marque alors qu'aujourd'hui, le format le plus populaire contient presque 600 mL. En fait, pratiquement tous les aliments préparés, que ce soit les croustilles, les tablettes de chocolat, les pizzas, etc. sont maintenant disponibles dans des formats plus gros qu'auparavant et sont d'autant plus attirants pour les consommateurs qu'ils sont souvent vendus à peine plus cher que les formats plus petits.
Sauf qu'un sac de chips qui contient « 33 % de plus pour le même prix », comme c'est souvent indiqué sur l'emballage, contient évidemment… 33 % plus de calories ! Il ne faut donc pas s'étonner que ce surplus de calories ait des conséquences sur notre poids : en 1960, la taille de vêtements pour femmes la plus vendue était le 8 alors que de nos jours, c'est plutôt le 14…
Une véritable drogue...
Manger autant est d'autant plus néfaste que nous n'avons jamais eu à dépenser aussi peu d'énergie. La télévision, les ordinateurs et autres appareils font en sorte que notre mode de vie est très sédentaire et qu'un apport alimentaire d'environ 2 200 calories par jour suffirait (en moyenne) à combler nos besoins énergétiques. Il faudrait donc réduire notre consommation de nourriture, pas l'augmenter !
Alors, pourquoi manger autant ? Il s'agit d'une question complexe qui implique plusieurs aspects, autant psychologiques et physiologiques que sociaux. Premièrement, les aliments riches en calories contiennent beaucoup de sucre et de gras, deux substances qui plaisent particulièrement à notre cerveau. La présence simultanée de quantités élevées de sucre et de gras dans un même aliment – une chose très rare dans la nature mais très commune dans le fast-food – devient donc particulièrement attrayante et procure un sentiment de plaisir qui encourage la consommation répétée de ces aliments.
Il ne faut pas non plus négliger l'impact de la publicité, qui cherche constamment à stimuler notre attrait pour ces aliments très riches. En 2005, en Amérique du Nord seulement, l'industrie alimentaire a dépensé 11 milliards de dollars en publicité pour ces produits !
Sur le plan de l'organisme, la consommation de grandes quantités d'aliments énergétiques provoque l'apparition de niveaux importants de sucre dans le sang, un excès auquel notre corps répond en relâchant de grandes quantités d'insuline pour absorber toute cette abondance de sucre. Cependant, ce mécanisme est tellement efficace que quelques heures seulement après un repas très riche, le taux de sucre devient trop bas et provoque l'envie de manger à nouveau. Ce cercle vicieux entraîne évidemment une augmentation du nombre de calories consommées et s'il se répète régulièrement, va directe ment mener au développement de l'embonpoint et de l'obésité.
En somme, la surconsommation de nourriture peut être considérée comme une forme d'addiction, comme une « drogue » qui crée une dépendance autant psychologique que physique et qui est fortement encouragée par tout un secteur de la société vantant les « mérites » de ces produits alimentaires souvent vendus en formats gigantesques.
Quelques pistes de solutions
L'embonpoint et l'obésité ne sont pas des problèmes esthétiques ; ce sont d'abord et avant tout des problèmes médicaux de grande importance qui sont responsables de maladies graves comme les problèmes cardiovasculaires, le diabète et plusieurs cancers. Il est donc important de tout faire pour diminuer notre apport calorique afin de rester mince et en santé et d'augmenter notre espérance de vie. Quelques trucs :
– Changez vos habitudes alimentaires au lieu de suivre des diètes inefficaces.
– Lorsque vous achetez un produit choisissez plutôt le plus petit format disponible. Plusieurs études montrent clairement que plus la portion d'un aliment est grosse, plus nous mangeons.
– Buvez de l'eau au lieu des boissons gazeuses ; c'est beaucoup plus désaltérant et surtout, beaucoup moins engraissant !
– Les fibres alimentaires contenues dans les fruits, les légumes et les céréales ne sont pas digérées et donc « remplissent » notre estomac sans apport calorique. On ne peut pas engraisser à manger des fruits et des légumes !
Posté le 25/08/2009
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Le pancréas est une glande située derrière l'estomac qui fabrique des enzymes essentielles à la digestion des aliments ainsi que l'insuline, l'hormone responsable du maintien du taux de sucre sanguin à des valeurs normales.
L'apparition d'un cancer de cette glande importante a donc des répercussions catastrophiques sur la santé et mène presque inexorablement au décès des personnes atteintes.
À la vitesse de l'éclair
Dévastateur, il évolue en silence
Même s'il ne représente que 2 % des nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année au Canada, le cancer du pancréas constitue tout de même la cinquième cause de mortalité par cancer avec 3300 décès, tout juste derrière ceux causés par le cancer de la prostate (4300).
Le cancer du pancréas est dévastateur car il évolue la plupart du temps en silence, sans provoquer de troubles particuliers qui inciteraient les personnes atteintes à consulter leur médecin.
Lorsque les premiers symptômes apparaissent (jaunisse, amaigrissement, fatigue, douleur à l'abdomen ou au dos), il est souvent déjà trop tard car le cancer ne peut être opéré et a commencé à se répandre dans les tissus environnants (foie, ganglions) sous forme de métastases.
En conséquence, moins de 5 % de l'ensemble des patients sont vivants 5 ans après le diagnostic et, parmi les malades dont la tumeur ne peut être opérée, la moitié succombent entre 4 et 5 mois après le diagnostic.
Le cancer du pancréas est véritablement une maladie foudroyante, pratiquement incurable et qui représente probablement le meilleur exemple de toute la puissance destructrice du cancer.
La meilleure arme : la prévention
Considérant le taux de mortalité effrayant associé au cancer du pancréas, une approche préventive est certainement la meilleure façon de faire face à cette maladie. À l'heure actuelle, un certain nombre de facteurs qui augmentent les risques d'être touché par ce cancer ont été définis et peuvent donc contribuer à réduire l'incidence de la maladie.
Le plus important est sans doute le tabagisme qui, en plus de causer la très grande majorité des cancers du poumon, augmente considérablement le risque de cancer du pancréas.
Des études récentes ont également démontré que la consommation abondante de viandes rouges et de charcuteries augmente également de façon importante la probabilité de développer ce cancer ; il semble que cet effet pourrait être causé par la présence de composés cancérigènes formés lors de la cuisson de la viande à haute température, sur les barbecues par exemple.
Il est donc préférable de diminuer la consommation de ces viandes rouges en les remplaçant, par exemple, par de la volaille, et d'éviter de consommer trop souvent des aliments carbonisés par la cuisson sur le gril.
La cuisson de la viande à haute température, sur les barbecues par exemple, provoque la formation de composés cancérigènes et il serait préférable d'éviter de consommer trop souvent des aliments carbonisés sur le gril
La cuisson
Acide folique… mais pas en suppléments
Comme c'est le cas dans beaucoup de cancers, on soupçonne depuis longtemps qu'une faible consommation de fruits et de légumes représente également un facteur de risque important de cancer du pancréas.
Une étude récente vient appuyer cette hypothèse et suggère que cet effet protecteur des fruits et des légumes serait principalement lié à leur contenu en acide folique, une molécule très importante pour le maintien de l'intégrité du matériel génétique dans nos cellules.
Dans cette étude, les personnes qui consommaient 5 portions de fruits et légumes par jour – correspondant à un apport en acide folique d'environ 350 microgrammes – voyaient leur risque d'être touchées par le cancer du pancréas diminuer radicalement, 75 % de moins que chez les personnes ne consommant qu'une à deux portions par jour (moins de 200 microgrammes d'acide folique).
Autre point important noté par les chercheurs de l'étude, cet effet bénéfique de l'acide folique est seulement observé pour la molécule d'origine alimentaire, c'est-à-dire présente naturellement dans les fruits et légumes, alors que l'apport d'acide folique par la prise de suppléments vitaminiques n'a aucun impact sur le risque de cancer du pancréas.
Cette observation est capitale car il y a actuellement trop de gens qui croient pouvoir compenser une alimentation de mauvaise qualité en achetant (souvent à prix d'or !) des multivitamines ou d'autres suppléments alimentaires.
Mais, comme le montrent les résultats de cette étude, les comprimés ne remplaceront jamais les bienfaits d'une alimentation riche en fruits et légumes dans la prévention du développement du cancer… tout en étant beaucoup plus agréables à consommer !
Aspects à modifier
En résumé, il est possible de réduire les risques d'être touché par le cancer du pancréas en modifiant un certain nombre d'aspects du mode de vie :
– Cesser de fumer
– Réduire la consommation de charcuteries et de viandes rouges, surtout celle de viandes carbonisées.
– Consommer au moins 5 portions de fruits et de légumes par jour, en particulier ceux qui sont riches en acide folique comme les épinards, les asperges, le brocoli et les oranges.
Les légumineuses constituent également une source exceptionnelle d'acide folique et leur teneur élevée en protéines en fait un remplacement très intéressant pour la confection de plats sans viande.
Posté le 05/08/2009
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Les légumes de la famille de l'ail sont, avec les légumes crucifères, les aliments le plus souvent associés à une réduction du risque de développer plusieurs types de cancer.
Que ce soit l'ail, l'oignon, les oignons verts ou la ciboulette, ces légumes méritent vraiment une place de choix dans vos habitudes alimentaires !
Une question d'odeur
Écraser une gousse d'ail ou encore émincer un oignon sont des actes en apparence banals qu'on effectue machinalement, sans trop réfléchir.
Les cellules cancéreuses détestent l'ail et ses cousins
Pourtant, ces gestes simples sont d'une importance capitale pour la prévention du cancer ! Par exemple, broyer une gousse d'ail entraîne des modifications extrêmement importantes dans sa composition chimique : une molécule abondante présente dans l'ail (l'alliine) est alors transformée par l'action d'une enzyme en allicine, une molécule très instable qui se transforme à son tour en une trentaine d'autres composés.
Ces molécules nouvellement formées ont la particularité de contenir un ou plusieurs atomes de soufre dans leur structure chimique, et leur apparition ne passe pas inaperçue !
Écraser une gousse d'ail permet donc de transformer les molécules inactives et inodores présentes dans ce légume en composés très volatils qui donnent à l'ail son odeur si caractéristique. Le même type de réaction se produit avec l'oignon, sauf qu'au lieu de former de l'allicine, le broyage de ce légume provoque l'apparition d'un facteur irritant pour les yeux qui peut faire pleurer bien des gens !
Mais beaucoup plus qu'une simple production d'odeurs et de saveurs, la formation d'allicine par le broyage de l'ail est très importante pour la prévention du cancer.
En effet, alors que la molécule présente dans le bulbe non brisé (l'alliine) n'a aucune activité biologique particulière, l'allicine et ses dérivés ont au contraire une activité anticancéreuse hors du commun et sont les grands générateurs des propriétés bénéfiques de ces légumes dans la prévention du cancer.
Les consommateurs protégés
Plusieurs études ont montré que les personnes qui consomment régulièrement des légumes de la famille de l'ail ont un risque moindre de développer plusieurs types de cancers, en particulier ceux du système digestif comme les cancers de l'estomac et du côlon. Par exemple, lors d'une étude réalisée en Italie, il fut démontré que les consommateurs assidus d'ail étaient deux fois moins touchés par un cancer de l'estomac que les personnes qui n'en consommaient que très rarement.
La recherche effectuée au cours des dernières années a permis de définir au moins deux grands mécanismes par lesquels les légumes de la famille de l'ail préviennent le développement de plusieurs cancers, en particulier ceux qui touchent le système digestif.
Premièrement – et c'est probablement là leur principal mode d'action –, les molécules odorantes libérées par le broyage de ces légumes ont la capacité d'accélérer l'élimination hors de l'organisme de substances toxiques cancérigènes, ce qui diminue les risques que ces substances s'attaquent au matériel génétique et provoquent des mutations pouvant initier un cancer.
Une première ligne
L'ail et ses cousins peuvent donc être considérés comme une défense de première ligne contre le cancer, de véritables gardiens de notre santé qui veillent à limiter les dommages causés par les différents agresseurs toxiques auxquels nous devons faire face quotidiennement.
Cependant, les composés anticancéreux de l'ail ne sont pas seulement des molécules de protection, ils possèdent également une très grande puissance pour combattre les microtumeurs qui sommeillent en nous. En effet, certains des composés formés à la suite du broyage des légumes de la famille de l'ail ont la propriété de stopper la croissance de cellules cancéreuses et même, dans certains cas, de les forcer à se « suicider »… Décidément, les cellules cancéreuses ont bien raison de détester l'ail !
L'ail et ses cousins représentent donc non seulement des ingrédients essentiels à l'art culinaire, mais également une facette très importante d'une stratégie de prévention du cancer par l'alimentation.
Ces légumes participent activement à l'élimination des composés toxiques hors de l'organisme, en plus de s'attaquer directement aux microtumeurs qui s'y forment spontanément pour les empêcher de croître.
Pour favoriser la formation des molécules anticancéreuses de l'ail et ainsi profiter au maximum de leurs propriétés bénéfiques, écrasez les gousses quelques minutes avant de les ajouter à vos plats ou à vos vinaigrettes.
Bon appétit !
Écraser les gousses quelques minutes avant de les ajouter à vos plats favorise la formation des molécules anticancéreuses de l'ail.
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