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DAVID SERVAN-SCHREIBER
 
Le BIO reste important
24/12/2009
Mot clé : bio
Une étude largement reprise par la presse suggère que la "qualité nutritionnelle" des aliments bios n'est pas supérieure à celle des aliments de l'agriculture conventionnelle. Qu'en penser ?
 

Cette étude publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition et largement reprise par la presse ne trouve pas de différence dans la "qualité nutritionnelle" des aliments bio et non-bio.

Toutefois, le principal attrait des aliments bio n'est pas seulement leur contenu en vitamines, richesse en composés phytochimiques utiles (polyphénols et autres), ou minéraux essentiels. Il s'agit avant tout de limiter la présence de résidus chimiques d'engrais et de pesticides.

Comme je le montrais dans Anticancer, une étude de l'université de Washington à Seattle a montré que des enfants de 2 à 5 ans qui étaient nourris à partir d'une alimentation principalement issue de l'agriculture conventionnelle avaient tous les jours des résidus de pesticides dans leur urine, atteignant pour certains 4 fois plus que la quantité seuil autorisée par l'agence de l'environnement américaine. Les enfants nourris à partir d'une alimentation à 70% "bio" avaient, eux des quantités à peine détéctables de ces résidus. (1)

Depuis, une autre étude, à l'université d'Emory à Atlanta, a confirmé cette observation chez 23 jeunes enfants. Les auteurs concluent: "nous avons donc pu démontrer qu'un régime à base d'alimentation 'bio' confère un effet protecteur immédiat et extrêmement significatif contre l'exposition aux pesticides organophosphorés utilisés de façon commune dans la production agricole." (2)

Toutefois, j'insiste sur le fait que les bénéfices des composés phytochimiques de la plupart des légumes et de beaucoup de fruits sont de beaucoup supérieurs aux inconvénients des pesticides. Pour résumer: le bio c'est évidement mieux, mais il est préférable de manger des brocolis avec quelques résidus de pesticides dessus que de ne pas manger de brocolis.

Le bio reste, bien sûr, la solution essentielle pour l'avenir de notre santé à tous, comme pour celle de la planète.

Bibliographie

1. Curl, C.L., R.A. Fenske, and K. Elgethun, Organophosphorus pesticide exposure of urban and suburban preschool children with organic and conventional diets. Environmental Health Perspectives, 2003. 111(3): p. 377-82.

2. Lu, C., et al., Organic diets significantly lower children's dietary exposure to organophosphorus pesticides. Environmental Health Perspectives, 2006. 114(2): p. 260-3.
 
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