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DOSSIERS
 
Les approches les plus utilisées par les patients
Le 03/08/2009
Mot-clés : yoga, phytothérapie, acupuncture, homéopathie, médecine complémentaire, activité physique, sport
Les personnes atteintes de cancer se tournent principalement vers trois types de soins complémentaires: la phytothérapie, l'homéopathie et l'acupuncture. Ces trois types de soins complémentaires peuvent aider à renforcer le terrain et soulager les effets secondaires indésirables des traitements.
 
Phytothérapie : renforcer et drainer

L’étude de Molassiotis place la phytothérapie comme le premier soin auquel les patients ont recours. L’usage des plantes médicinales est ancestral partout dans le monde et constitue encore la première source de traitement, toutes pathologies confondues, de 80% de l’humanité qui n’a pas accès aux médicaments. Certaines plantes sont reconnues scientifiquement, notamment par la « Commission E » en Allemagne, qui a recensé dans la littérature scientifique tous les effets des plantes médicinales couramment utilisées.

Parmi les plantes les plus utilisées en accompagnements des traitements classiques, ont peut mentionner, d’après le Dr Jean-Pierre Willem, chirurgien et médecin spécialisé en aromathérapie et phytothérapie, l’échinacée ou la graviola pour leur pouvoir immunostimulant, les baies de Goji ou le jus de grenade comme fortifiant général de l’organisme ou enfin, le desmodium ou le chardon-marie pour leur effet drainant et détoxifiant après avoir reçu une chimiothérapie ou une radiothérapie.

Toutefois, il convient à chaque fois de demander l’avis de son médecin, car certaines plantes peuvent interagir négativement avec les traitements. Par exemple, le millepertuis, utilisé dans les états dépressifs légers, tels ceux rencontrés parfois chez certains malades cancéreux, est contre-indiqué avec les anticoagulants et déconseillé lors des radiothérapies car il augmente la sensibilité aux rayonnements.

Homéopathie : accompagner et soutenir

L’homéopathie comme soin de support est maintenant couramment utilisée dans différents services d’oncologie, notamment dans l’Est de la France. Au CHU de Strasbourg par exemple, la consultation en oncologie se double maintenant facilement d’une consultation avec un médecin homéopathe spécialisé en oncologie.

La spécificité de l’homéopathie, la seconde thérapie complémentaire la plus utilisée par les patients, en fait un outil performant de prise en charge du terrain du patient ou pour l’atténuation des effets secondaires des traitements. Depuis qu’il exerce cette spécialité au CHU de Strasbourg, le Dr Bagot a pu noter des améliorations significatives de l’état général à 97%, une diminution de la fatigue à 93% et une diminution des nausées et des vomissements à 85%, grâce à l’intervention homéopathique.

Selon le Dr Bagot, la prise en charge par l’homéopathie accompagne le patient du moment de l’annonce jusqu’à la fin des traitements*.
*Par exemple, suite au choc psychologique de l’annonce du diagnostic, le Dr Bagot préconise : Arnica en échelle : 9CH le 1er jour, 12CH le 2ème, 15CH le 4ème et 30CH le 5ème jour. Suite à la chirurgie, afin d’accélérer la cicatrisation des plaies linéaires : Staphysagria 9CH, 48h après l’intervention. Au moment de la chimiothérapie, pour atténuer les nausées et vomissements : NUX Vomica en 7CH, 2 à 4 fois par jour.

Avec la prise d’anti-émétiques, des constipations peuvent survenir. Il prescrit alors Opium, médicament principal de la constipation en cancérologie, en 9CH, 3 granules 1 à 3 fois par jour. Contre la fatigue, le médicament le plus souvent utilisé en cancérologie pour les patients épuisés par les traitements est: Aceticum acidum, 5 à 7CH, 3 granules, 2 à 4 fois par jour.

Acupuncture : réguler et tonifier

L'acupuncture est basée sur la médecine traditionnelle chinoise, selon laquelle nous possédons tous une force ou une énergie vitale (qui s'appelle 'ch'i') qui circule le long de passages désignés sous le nom de méridiens. Si certains de ces méridiens se bloquent, la santé en sera affectée et certains symptômes se développeront. L'acupuncture a pour but de débloquer ces passages et de ré-équilibrer la santé par l'introduction d'aiguilles stérilisées dans des points d'acupuncture (souvent dans les avants bras, les mains, le bas des jambes et les pieds).

L'acupuncture est utilisée dans le cadre de la médecine conventionnelle et parallèle. L'acupuncture est surtout utilisée pour soulager la douleur ressentie par les patients, pour tonifier l’organisme et relancer « l’énergie générale ». Selon certains spécialistes comme l’acupuncteur Philippe Sionneau, l’acupuncture peut réduire les effets les plus durs de traitements anti-cancéreux comme la chimiothérapie et la radiothérapie et même se conjuguer avec ceux-ci pour en augmenter l’efficacité.

Les soins par le toucher

Il existe divers soins d’accompagnement par le corps qui impliquent le toucher tels l’ostéopathie, la chiropractie ou le shiatsu. Ces soins peuvent aider à mieux supporter les traitements et les effets secondaires.

L’ostéopathie peut aider à détendre le corps et les articulations et à effacer les courbatures dues à certains traitements. Son objectif est de mettre le corps dans la posture où ses capacités naturelles sont optimales.

La chiropractie est une technique reconnue maintenant dans le monde entier qui permet, via des réajustements doux de la colonne, de récupérer un équilibre du système nerveux, de dénouer les tensions accumulées, de favoriser état de calme intérieur et, certaines études le montrent, de remonter naturellement le système immunitaire.

Le Shiatsu enfin, technique de toucher japonaise qui s’inspire de l’acupuncture mais qui travaille sans aiguilles (le praticien travaille avec ses mains et des pressions des doigts et non avec des aiguilles) permet d’équilibrer et dynamiser les « énergies ». Ce qui se traduit par une détente profonde de l’esprit et du corps, favorisant un état général plus serein. De plus, l’activation des grands cycles de l’organisme par la stimulation de certains points favorise un drainage complet des polluants et toxiques, résiduels à certains traitements médicamenteux.

Activité physique et stimulation de la vitalité

L’activité physique est une sorte « d’auto-traitement ». De nombreuses études ont démontré que les mécanismes de régulation et de défense du corps qui luttent contre le cancer peuvent être stimulés directement par l’activité physique.

On sait par exemple que 30 min d’activité physique par jour diminue de 50% le risque de rechute dans le cas de cancer du sein. C’est une minoration à laquelle aucun traitement ne parvient.

Dans l’absolu, tout type d’activité convient, y compris les plus simples : marcher à pied 30 minutes par jour, faire le ménage à la maison, le vélo. Du moment qu’il correspond à ses capacités et son état général. Pour certaines activités, les bénéfices sont mieux connus. Ainsi le Karaté-do, qui stimule un état d’esprit confiant et engagé, est pratiqué par l’association CAMI avec des patients atteints par le cancer.

D’autres activités sont moins consommatrices d’énergie mais conviennent mieux à une remise en marche en douceur : le Yoga favorise la détente intérieure et une respiration profonde, gage de stabilité du rythme cardiaque. Le tai-chi, gymnastique chinoise douce, favorise un état de bien être qui agît directement sur les états de déprime et sur la vitalité générale du corps.

Statique, lent, dynamique, chacun peut choisir ce qui lui correspond, mais au final, la seule chose importante est de s‘y mettre sans reculer.

Photo : Yuri_Arcurs - Istockphoto.com
 
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