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Les bienfaits de la vitamine D
Le 18/02/2010
Mot-clé : vitamine D
Les dernières publications semblent montrer que la vitamine D est inversement liée au risque de survenue de certains cancers, en particuliers les cancers du sein et du côlon, ainsi que d'autres maladies chroniques.
 
Une protection contre les cancers

Les dernières publications semblent montrer que la vitamine D est inversement liée au risque de survenue de certains cancers, en particuliers les cancers du sein et du côlon.

Une étude (1) menée sur des femmes ménopausées en bonne santé, suivies pendant 4 ans, ayant reçu soit un placebo, soit du calcium, soit du calcium plus de la vitamine D (1 100UI/jour), a montré une réduction de 60% du risque de cancers dans le groupe calcium + vitamine D par rapport au groupe placebo.


Lappe et al 2007, Am. J. Clin. Nutr.

Une analyse de plusieurs études sur la vitamine D et le cancer du sein (2) montre que les femmes ayant des taux sériques de vitamine D élevés (38 ng/mL) avaient un risque réduit de 58% de cancer du sein par rapport à celles ayant de faibles taux (15 ng/mL). Cette étude mettait aussi en évidence un effet de dose-réponse : plus les doses étaient élevées, plus le risque de cancer du sein était faible.


Breast Cancer, Garland et al, 2009 Ann. Epidem

Enfin, cette même étude montre une diminution de 55% du risque du cancer colorectal pour les personnes ayant des taux élevés de vitamine D (38 ng/mL) par rapport à celles qui avaient des taux bas (15ng/mL), avec le même effet de dose-réponse.


Colon Cancer Garland et al, 2009 Ann. Epidem

L’explication la plus probable de cet effet anti tumoral est liée au fait que plus de 100 gènes importants pour le cycle cellulaire sont contrôlés directement et indirectement par la vitamine D. Notamment, la 1,25(OH)2D régule des gènes qui contrôlent la prolifération cellulaire, et stimule d’autres gènes, qui eux inhibent l’angiogénèse et induisent l’apoptose des cellules tumorales.

(1) Lappe JM et al. Vitamin D and calcium supplementation reduces cancer risk : results of a randomized trial. Am J Clin Nutr 2007. 85 :1586-91
(2) Garland et al (2009). Vitamin D for cancer prevention : global perspective. Ann Epidemiol . 19 :468-483

Bénéfique contre l’hypertension et les maladies cardiovasculaires

Une étude prospective (3) a été menée pendant 5 ans, sur des participants sans antériorités de maladies cardio-vasculaires. Il a été montré que les personnes souffrant d’hypertension et ayant des niveaux de 25(OH) vitamine D inférieurs à 15 ng/mL couraient deux fois plus de risque de contracter des maladies cardiovasculaires par rapport à celles ayant des niveaux supérieurs à 15 ng/mL.

Une autre étude (4) a été réalisée auprès de 454 hommes sans antériorité de maladies cardiovasculaires au départ et comparés à 900 contrôles. Au cours d’un suivi de dix années, les sujets ayant développé un infarctus du myocarde ou une maladie coronarienne ont été comptabilisés : le risque d’infarctus du myocarde était doublé pour les personnes ayant une carence en vitamine D 25(OH) (<15 ng/mL) par rapport à celles dont les niveaux de vitamine D étaient suffisants (> 30 ng/mL).

Enfin, une autre publication (5) apporte les résultats de patients suivis pendant 7 ans. Elle montre que les niveaux décroissants de 25(OH) vitamine D, sont associés à un risque accru de mortalité, toutes pathologies confondues ou risqué cardiovasculaire seul.


Légende :
Q1 = 7,6 ng/mL
Q2 = 13,3 ng/mL
Q3 = 18,9 ng/mL
Q4 = 28,4 ng/mL

(3) Wang TJ et al.(2008). Vitamin D deficiency and risk of cardiovascular disease. Circulation ;117 :503-511
(4) Giovannucci E et al. 25-hydroxyvitamin D and risk og myocardial infarction in men. Arch Intern Med 2008 ;168 (11) : 1174-1180
(5) Dobnig H et al. Independent association of low serum 25-hydroxyvitamin D and 1,25-dyhydroxyvitamin D levels with all-cause and cardiovascular mortality. Arch Intern Med 2008; 168(12):1340-1349

Prévention des chutes et des risques de fractures chez les personnes âgées

Une méta analyse de 2005 (6) a conclu à une réduction du risque relatif de fracture pour une dose de vitamine D administrée de 700 à 800 UI/jour. Aucun effet n’était noté dans les études qui ont utilisé des doses de 400UI/jour, et les effets n’étaient pas plus importants au-delà de 1 000 UI/jour.

Une méta analyse plus récente (7) a également conclu à l’efficacité de la vitamine D, à des doses d’au moins 800 UI/jour, pour réduire le risque de fracture chez les sujets de plus de 50 ans, en particulier lorsqu’elle était associée à du calcium (1200 mg de calcium par jour). Dans cette méta-analyse, les résultats ont montré que cet effet anti fractuaire était plus prononcé chez les sujets de plus de 70 ans que chez ceux de 50 à 70 ans, ainsi que chez les sujets qui avaient une concentration basse en vitamine D au début de l’étude.

Enfin, plusieurs études d’intervention ont montré qu’une supplémentation en vitamine D améliorait les performances musculaires des sujets âgés carencés (facilité à se lever d’une chaise sans l’aide des mains, amélioration de la vitesse de déplacement sur une courte distance..) et réduisait le risque de chutes (ce qui explique en partie la diminution du risque de fractures). Cet effet bénéfique de la vitamine D pourrait être lié à l’activation d’une protéine qui favorise l’augmentation du calcium dans les cellules, nécessaire à la contraction musculaire.


Bischoff-Ferrari HA, J Bone Miner Res, 2003

(6) Bischoff Ferrari et al. fracture prevention with vitamin D supplementation : a meta-analysis of randomized controlled trials. JAMA 2005 ;293 :2257-64
(7) Tang et al. Use of calcium in combination with vitamin D supplementation to prevent fractures and bone loss in people aged 50 years and older : a meta-analysis. Lancet 2007 ;370 :657-66.

Une protection contre les maladies auto-immunes

La vitamine D renforcerait également nos défenses immunitaires. Des niveaux adéquats de vitamine D3 (comparables à ceux observés en été chez des personnes exposées modérément au soleil), pourraient aussi possiblement protéger des rhumes et de la grippe en hiver (8).

En ce qui concerne la sclérose en plaques, une étude cas-contrôles (9) de 2009 montre que chaque augmentation de 4 ng/mL de la concentration sérique de 25OHD, diminuerait de 19% la probabilité de contracter cette maladie chez les femmes.

La vitamine D fournit également une protection particulièrement importante contre le diabète de type 1 chez les enfants entre l’âge de 1 et 10. Des chercheurs finlandais (10) ont montré que les enfants qui prenaient le moins de supplémentation en vitamine D avaient près de 5 fois plus de risque de développer un diabète de type-1 par rapport aux enfants qui prenaient 2 000 UI de vitamine D par jour.


Réduction du risque de diabète de Type 1 avec une supplémentation en vitamine D
Sorenson M., Vitamin D3 and solar power for optimal health, 2008. USA.

Cette tendance est confirmée par une méta-analyse (11) de 4 études indiquant que les enfants recevant des compléments en vitamine D avaient un risque 29% moins important de développer un diabète de type 1 par rapport aux enfants auxquels les compléments n’ont pas été administrés.

(8) Laaksi I, Ruohola J-P, Tuohimaa P, et al. An association of serum vitamin D concentrations < 40 nmol/L with acute respiratory tract infection in young Finnish men. American Journal of Clinical Nutrition 2007;86(3):714-7.
(9) Kragt J et al. Highet levels of 25-hydroxyvitamin D are associated with a lower incidence of multiple sclerosis only in women. Mult Scler 2009 ; 15(1) :9-51
(10) Hypponen E et al. Intake of vitamin D and risk of type 1 diabetes : a birth cohort study. Lancet, 2001 ;358 :1500-03
(11) Zipitis CS et al. Vitamin D supplementation in early choldhood and risk of type 1 diabetes : a systemic review and meta-analysis. ARch Dis Chold 2008 ;93 :512-517

Une vitamine qui agirait sur notre cerveau

Selon une étude récente sur les liens entre la vitamine D et la maladie de Parkinson, les personnes ayant de faibles niveaux de vitamine D sont les plus susceptibles d’avoir développé la maladie d’Alzheimer. L’étude a mesuré les niveaux de vitamine D de personnes âgées qui étaient atteints soit d’Alzheimer soit de Parkinson, ou qui étaient en bonne santé. Plus de la moitié des patients atteints de la maladie de Parkinson avaient un faible taux de vitamine D, de même que 41% des personnes ayant Alzheimer. Cependant, cette étude ne peut à elle-seule confirmer si un manque de vitamine D est la cause ou la conséquence des maladies dégénératives comme Parkinson ou Alzheimer, et d’autres études sont nécessaires.


Evatt, Arch Neurol, 2008

Egalement, la vitamine D permettrait d’éloigner les risques de dépressions saisonnières.


Sorenson M. Vitamin D3 and solar sun power for optimal health, 2008, p.186-187.


Photo par englishsnow
Photo du dossier par reebs*
 
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