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Comment diminuer son exposition au radon, un gaz cancérigène naturel ?

Christophe Arobaz Envoyer par mail
Radioactivité Radon

Comment diminuer son exposition au radon, un gaz cancérigène naturel ?

Le Haut conseil à la santé publique (HCSP) a abaissé le 17 mars 2010 ses recommandations pour l’exposition au radon, un gaz cancérigène, à 300 becquerels par mètre cube (Bq/m3). La règlementation actuelle tolère des maximums de 1000 Bq/m3. A terme, il s'agit d'arriver à des niveaux bien plus bas, pour s'approcher de la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), fixée à 100 Bq/m3.

 



Le radon est un gaz radioactif qui s'échappe naturellement du sol. En quantité faible dans l'atmosphère, il peut s’accumuler dans les pièces des bâtiments dans lesquels nous passons 80 % de notre temps. Ceci concernerait près de 400 000 habitations en France, surtout dans les régions aux sols granitiques et volcaniques. La concentration est maximum dans les caves, puisque l'étanchéité avec le sol n'est pas parfaite.

Le radon est classé comme cancérigène depuis 1988. Des particules de ce gaz et de ses dérivés irradient les cellules de l’épithélium bronchique, où les dommages provoqués peuvent être source de mutations qui conduisent parfois à la cancérisation. Ce gaz compte pour un tiers de notre exposition à la radioactivité et représente le deuxième facteur de risque pour le cancer du poumon après le tabac.

L’exposition au radon en France serait responsable de 5 à 12 % des cancers broncho-pulmonaires, mais le risque est principalement porté par les fumeurs. L'exposition au radon et au tabac potentialise le risque.

Or ce risque pourrait être considérablement réduit par des mesures simples comme la ventilation des pièces ou l’étanchéification du contact sol-maison.

Encore faut-il être conscient du problème, alors qu'il est incolore et inodore. Dépister du radon nécessite donc un "dosimètre". Le principe est le même que celui d’un appareil photographique. Les particules alpha émises par le radon heurtent le film du dosimètre. Les impacts sont ensuite révélés grâce à un procédé chimique. Un micro-ordinateur associé à un microscope équipé d'une caméra permet de reconnaître et de compter les traces des particules alpha du radon.

Chacun peut réaliser une mesure chez soi. Un dosimètre se vend 25 euros, prix qui comprend l'analyse des résultats. Il faut en prévoir 2 ou 3 pour une bonne mesure. Les mesures doivent être effectués plutôt l'hiver, quand les logements sont peu aérés.

 

Notre conseil : si vous êtes fumeur et que vous vivez dans une région exposée, ne prenez pas de risques. Faites dépister votre logement, surtout si vous habitez près du sol.



Sources :


L'avis du Haut conseil à la santé publique

 

 

Quelques sociétés qui commercialisent des dosimètres pour les particuliers :

 

 

Photo par moriza

 





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21 Mai 2010 à 18:00 Posté par Beghinselen Timid Timide To_be_discovered A découvrir
Beghinselen

Beghinselen

Radon

 

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L'Organisation mondiale de la Santé insiste sur la nécessité d'agir contre le radon.

Le radon est un gaz radioactif invisible et inodore, formé par la désintégration de l'uranium présent dans le sous-sol. La concentration de radon peut varier fortement d'une région à l'autre et même d'un bâtiment à l'autre. Le radon se désintègre rapidement dans l'air libre, mais peut pénétrer dans les maisons par des fissures, les joints entre les parois, le vide sanitaire,... ce qui provoque une accumulation de radon. Une exposition à 400 Bq/m³ pendant toute une vie augmente le risque de cancer pulmonaire de 60%. En outre, à partir des années septante, le manque de ventilation combiné avec une sur-isolation a causé une augmentation du taux de radon dans les maisons.

Deux facteurs sont importants pour calculer votre risque : le taux de radon chez vous et le temps que vous passez à l'intérieur de votre maison. Plus ces taux sont élevés, plus le risque de cancer augmente.

Les fumeurs courent le plus grand risque lorsqu'ils sont exposés au radon : 25 fois plus élevé que pour des non-fumeurs.

L'OMS a confirmé que le radon constituait la première cause du cancer des poumons chez les non-fumeurs et la deuxième cause chez les (anciens) fumeurs. Elle insiste fortement sur la nécessité de conscientiser la population sur l'utilité de mesurer le taux de radon présent dans les logements et de prendre des mesures préventives.

Mesurer constitue le seul moyen de cerner le risque d'exposition et de faire les adaptations préventives et correctives le plus adéquates.

Dans de nombreux cas, des mesures relativement simples suffisent.

La prévention demeure cruciale. De simples techniques de construction permettent d'empêcher l'infiltration du radon dans les nouvelles constructions.

Il faut aérer l'habitation correctement et colmater toutes les voies de pénétration du radon.

Dans son guide sur le radon (The Radon Handbook) qu'elle vient de publier, l'OMS reprend les principales conclusions tirées par son groupe de travail composé d'experts du monde entier.

Ces conclusions sont les suivantes :

* La reconnaissance, sur base d'études épidémiologiques, du radon en tant que deuxième cause du cancer des poumons après le tabagisme.
* La nécessité de mesurer le taux de radon à l'intérieur des habitations sur une période plus longue en utilisant des appareils approuvés
* L'importance de sensibiliser la population aux actions de remédiation à entreprendre dans les constructions existantes
* L'importance de familiariser les professionnels de la construction aux techniques de prévention pour les nouvelles constructions et aux techniques de remédiation pour les bâtiments existants
* L'importance d'informer et de sensibiliser la population sur les risques et les mesures.

Par ailleurs, l'OMS recommande d'abaisser le seuil acceptable pour les nouvelles constructions à 100 Bq/m³.

Note sur la Belgique :

La Belgique prend en compte les valeurs visées dans les recommandations européennes 90/143/EURATOM et 96/29/EURATOM. Le niveau d'action de 200 Bq/m³ qu'elle préconise pour les nouvelles constructions est conforme aux valeurs recommandées par l'OMS. Sur base d'études épidémiologiques récentes et dans un contexte européen, les normes de base de la radioprotection contre les sources naturelles sont actuellement en révision. La Belgique est représentée au sein du groupe de travail qui coordonne la révision et elle appliquera les nouvelles normes.
A long terme, le plan d'action radon en Belgique prévoit de réduire l'exposition moyenne de la population à des valeurs ‘optimalisées' (53 Bq/m³). Pour cela, les nouvelles constructions doivent être conçues en intégrant une protection contre le radon. Cette approche s'inscrit dans le droit fil des recommandations de l'OMS.

Dans le cadre de l'assainissement et de la prévention, le principe d'ALARA (aussi bas que raisonnablement possible) est toujours appliqué dans les campagnes radon et dans la communication.

Le radon est à l'origine de 32 % de l'exposition aux radiations ionisantes en Belgique (médical 43%, industriel 1%, cosmique 8%, rayonnement terrestre 9%, interne 7%).

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