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Mesurer son hémoglobine glycosylée

David Servan-Schreiber Arobaz Envoyer par mail
Test Hémoglobine glycosylée Mesure

Mesurer son hémoglobine glycosylée

La mesure de l’hémoglobine glycosylée (connue aussi sous le nom de « HbA1c ») donne une indication de l’élévation chronique du glucose dans le sang (et donc de l’excès d’insuline et de l’hormone IGF-1 qui sont sécrétées en réponse à la montée du sucre dans le sang et qui stimulent la multiplication des cellules cancéreuses et les facteurs d’inflammation.

L’HbA1c donne une indication du taux de glucose dans le sang en moyenne sur les trois mois qui précèdent (plus particulièrement les deux dernières semaines). Elle devrait idéalement être inférieure à 5%, et même, mieux encore, à 4,5%.
Attention : si votre taux d’hémoglobine est inférieur à 10 g/dl, cela donne une fausse mesure (artificiellement basse) de l’HbA1c. Si vous avez eu une opération de la rate (splénectomie), cela fait artificiellement monter l’HbA1c. Enfin, les personnes qui consomment plus de 2 000 mg de Vitamine C par jour (ce que nous ne recommandons pas), ne peuvent pas utiliser l’HbA1c comme indicateur du taux moyen de glucose dans le sang.
La mesure de l’hémoglobine glycosylée coûte 18€. Elle est remboursée par la sécurité sociale si elle est prescrite par votre médecin.

Bibliographie :
1.    Yu H, Rohan T. Role of the insulin-like growth factor family in cancer development and progression. Journal of the National Cancer Institute 2000;92:1472-89.
2.    Schernhammer ES, Holly JM, Pollak MN, Hankinson SE. Circulating levels of insulin-like growth factors, their binding proteins, and breast cancer risk. Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention 2005;14(3):699-704.
3.    Grothey A, Voigt W, Schober C, Muller T, Dempke W, Schmoll HJ. The role of insulin-like growth factor I and its receptor in cell growth, transformation, apoptosis, and chemoresistance in solid tumors. Journal of Cancer Research & Clinical Oncology 1999;125(3-4):166-73.
4.    Hankinson SE, Willett WC, Colditz GA, et al. Circulating concentrations of insulin-like growth factor-I and risk of breast cancer. Lancet 1998;351(9113):1393-6.

Que faire si votre hémoglobine glycosylée est trop élevée (au dessus de 5%) ?


Augmentez votre activité physique. Celle-ci permet dans une large mesure « d’absorber » les pics de glucose dans le sang, et elle réduit les montées d’insuline et d’IGF-1 qui nourrissent la croissance des cellules cancéreuses et l’inflammation.
Faites particulièrement attention aux aliments à indice glycémique élevé dans votre alimentation et essayez au maximum de les réduire. Remplacez les par des aliments dont l’indice glycémique est plus bas. Consultez le tableau ci-dessous pour vous guider :

 

Index Glycémique Elevé
(réduire ou éviter)
Index Glycémique Bas
(préférer)
Sucres : blanc ou roux, miel, sirop d’érable, de maïs, dextrose Extraits sucrants naturels :  sirop d’agave , plante du pacifique Stevia, Xylitol, glycine, Chocolat noir (plus de 70%)
Farines blanches : pain blanc, pâtes (trop cuites), riz blanc, muffins, bagels, viennoiseries, galettes de riz, céréales de petit déjeuner raffinées et sucrées




Pomme de terres, et surtout purée de pomme de terre (sauf pommes de terre de la variété Nicola)

Corn flakes, riz soufflé, (et la plupart des autres céréales de petit déjeuner)
Céréales complètes et mélangées : Pain multi-céréales (pas seulement blé) ou fait au levain ancien, riz complet ou basmati, pates et nouilles cuites al dente (préferer pates semi-complètes ou a base de mélanges de céréales), quinoa, avoine, millet, sarrasin



Patates douces, ignames, lentilles, pois, haricots
Flocons d’avoine (porridge), müesli, All Bran, Special K
Confitures, fruits cuits au sucre, fruits en sirop Fruits à l’état naturel, particulièrement myrtilles, cerises, framboises qui aident à réguler la glycémie (on peut y ajouter du sirop d’agave pour sucrer si nécessaire)
Boissons sucrées : jus de fruits industriels, sodas

Alcool en dehors des repas
Eau citronnée ou parfumée au thym, à la sauge, à l’écorce d’orange ou de mandarine (« bio »)
Thé vert  qui agit directement contre le cancer (sans sucre ajouté ou au sirop d’agave)
Un verre de vin par jour avec un repas
  L’ail, les oignons, les échalotes, mélangés aux autres aliments, contribuent à réduire les pics d’insuline


 

          
Mesurez à nouveau l’hémoglobine glycosylée trois mois après avoir mis ces changements en place dans votre vie.


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David Servan-Schreiber

Photo: © pandore - Fotolia.com



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22 Mai 2008 à 16:29 Posté par Michel Timid Timide To_be_discovered A découvrir
Michel

Michel

Fructose

 

Toujours la même interrogation : et le fructose ?

Michel

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23 Mai 2008 à 11:46 Posté par christine Faithful Fidèle To_be_discovered A découvrir
christine

christine

Le fructose

 

Fructose, diabète, obésité (www.naturosante.com)

Définition

Le fructose est étymologiquement du sucre de fruits. Celui qui est vendu dans le commerce diététique n'est pas un sucre de fruits comme son nom l'indique. Toutefois, il est considéré comme tel, médicalement parlant.

Le fructose est une molécule simple (monosaccharide) de sucre contenu dans les fruits et dans certains légumes. Le miel en contient jusqu'à 40% de sa matière sèche. Le fructose vendu en diététique est extrait de la betterave, de la canne à sucre ou d'une chicorée. Dans les végétaux en question, on trouve essentiellement du saccharose, grâce à une technique efficace mise au point en Finlande dans les années 70. Il n'y a donc pas de différence essentielle de qualité entre le fructose de raves (betteraves, chicorée) et celui des fruits.

Valeur de ce sucre

De tous les glucides, le fructose est celui qui est oxydé le plus efficacement, et celui qui est le plus rapidement et le plus efficacement converti en énergie rapidement disponible (sportifs, culturistes, gros travailleurs). Il est conseillé également pour les obèses et les diabétiques non insulino-dépendants, car il passe plus vite que le glucose de l'estomac à l'intestin, et atteint plus sûrement la cellule cible sans entraîner une hyperglycémie avec rebond hypoglycémique. Contrairement aux autres sucres, il ne modifie que très peu la glycémie et ne stimule pas la sécrétion d'insuline, ce qui est un avantage en cas d'hypoglycémie. Des études démontrent que les taux de glucose sanguin chez les diabétiques sont mieux contrôlés lors d'un régime au fructose que lors d'un régime à base de saccharose ou de féculents, même biologiques. Le fructose ayant un pouvoir sucrant plus élevé que le sucre blanc, la consommation en est diminuée, et il s'ensuit une moindre ingestion de calories, ce qui est favorable dans l'obésité.

Le fructose augmente et régularise l'oxydation des hydrates de carbone d'une manière remarquable et sensible. Ainsi, ingérer du fructose juste avant un repas entraîne un effet de coupe-faim remarquable, et diminue l'envie d'aliments caloriques au cours du repas.

Pendant les périodes d'exercice, il est important de remplacer rapidement l'eau et les minéraux perdus dans la sueur, et de fournir rapidement de l'énergie. Ce sont les boissons sucrées qui remplissent le mieux cet office. Malheureusement, le glucose et le saccharose provoquent tous deux un ralentissement important du passage des liquides de l'estomac à l'intestin ou se réalise toute l'absorption. De tous les glucides, le fructose assure le transit gastrique le plus rapide, de sorte que l'eau, les sels et l'énergie peuvent atteindre plus rapidement les tissus, permettant ainsi une réhydratation rapide.

Pour le pancréas

Le fructose potentialise l'absorption du fer, du zinc et du manganèse. Ces deux derniers éléments, en particulier, étant de toute première importance pour les pancréas à problèmes, spécialement dans le diabète et l'hypoglycémie.

(Recherches et compilations Daniel ANDRE)

Extrait de la revue Vie et Action n°259-260.

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09 Août 2008 à 14:48 Posté par armelle Timid Timide To_be_discovered A découvrir
armelle

armelle

dosage HbA1C

 

Bonjour David,
En me baladant sur le site je suis tombée sur les test de terrains et notamment le dosage de l’hémoglobine glycosylée. Comme pour la CRP je me sens obligée de réagir en temps que médecin généraliste pour éclaicir avec vous certains points.
Tout d’abord je ne suis pas d’accord avec votre première phrase : l’élévation chronique de sucre dans le sang n’est pas corrélé à un excès d’insuline mais justement à un déficit ; ce déficit s’appelle diabète. Ceux qui ont assez d’insuline ne laisse pas le sucre dans le sang puisqu’il rentre dans les cellules ; mais ceux qui ont une HbA1C élevée ont trop de sucre dans le sang mais justement peu d’insuline.

Par ailleurs, l’Hb A1C est actuellement uniquement un examen de suivi des personnes diabétiques, effectué environ tous les 3 à 4 mois et qui reflète une moyenne des glycémies des 3 derniers mois.
Elle n’est pas un examen de dépistage du diabète, seule la glycémie à jeun appelée aussi glycémie basale est indiquée en l’état actuel des connaissances en diabétologie (en France en tout cas) et reflète bien l’état du pancréas et sa capacité à secréter plus ou moins d’insuline.
Le diabète est défini par une glycémie à jeun >1.26g ou des glycémies >1.60 1 heure après le repas ou 1.4g 2 heures après.
Il y a peu de probabilité que l’hémoglobine A1C soit >6% (diabète) avec une glycémie à jeun normale .
Un médecin généraliste ne fera normalement pas doser une HbA1C en dépistage mais parfois en complément quand les glycémies à jeun commencent à augmenter en se rapprochant du diabète avec des chiffres entre 1.10 et 1.26g. Mais il est surtout intéressant à ce stade que la personne se fasse des glycémies à la maison à jeun et après les repas pour voir de quelle façon elle peut limiter les accès d’hyperglycémie avec une alimentation plus équilibrée.

Je ne vais pas vous faire un cours sur le diabète mais la suite peut intéresser des internautes qui ne sont pas médecins.

On distingue 2 sortes de diabète, celui de type I qui touchent plutôt les enfant et les jeunes adultes et où le pancréas fabrique peu voire quasiment plus d’insuline ; il s’en suit que le sucre absorbé avec les aliments ne va pas pouvoir pénétrer dans les cellules, donc pas non plus dans les cellules graisseuses et reste par conséquent trop élevé dans le sang puis dans les urines . Il s’en suit un amaigrissement correspondant aux pertes régulières de calories sucrées dans les urines. C’est ce qu’on appelle dans le langage populaire « le diabète du maigre » .Il n’est pas héréditaire.

Dans le diabète de type 2 ou encore appelé, parfois à tort, « le diabète du gras » on expliquait auparavant que le pancréas fonctionnait bien mais que l’insuline était empêchée de rentrer dans les cellules en raison d’une insulino- résistance secondaire au surpoids. Ceci est toujours vrai mais en partie seulement car on sait maintenant que ces personnes ont aussi un sérieux manque de secrétion d’insuline par le pancréas et on considère qu’au moment du diagnostic la moitié du pancréas ne fonctionne plus et que, quelque soit le régime alimentaire, cette pénurie d’insuline va se majorer et augmenter les besoins en médicament et, à terme, nécessiter souvent un passage à l’insuline si on veut que le diabète soit bien équilibré. Ce type de diabète présente une part héréditaire. Il peut toucher aussi des personnes minces. En effet certaines personnes obèses ne feront pas de diabète alors que d’autres qui ont un surpoids finalement modéré vont en développer un.

Tout cela pour dire qu’en ce qui concerne le cancer qui aime bien se nourrir de sucre, quelqu’un peut se bourrer de sucreries et avoir une hémoglobine A1C normale si son pancréas est normal et a donc assez d’insuline pour faire pénétrer le sucre dans les cellules (et donc aussi dans les cellules cancéreuses..).Il aura en plus régulièrement des beaux pics d’insuline à chaque fois qu’il absorbe du sucré ce qui est néfaste pour sa santé .
En outre on peut avoir une HbA1C élevée en étant un mangeur de sucre modéré.
En conclusion, il me semble que ce dosage dans le cadre de la prévention du cancer peut rassurer ou inquiéter à tort et ne me semble donc pas très pertinent.
Je suis d’accord avec vous sur le grand intérêt à manger le moins de sucre possible, un des meilleurs moyens de se protéger de nombreux soucis de santé.

Mais dans le cancer et toutes les études que vous avez lues que ressort-il ?
Qui est plus nocif, le sucre lui-même ou l’insuline ?

Merci pour votre réponse
Armelle



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