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Quelles mesures pour limiter le risques de cancer liés aux acides gras trans ?

Christophe Arobaz Envoyer par mail
Risques

Quelles mesures pour limiter le risques de cancer liés aux acides gras trans ?

L’INSERM vient de rendre public une étude montrant que le risque relatif de cancer du sein est presque doublé chez les femmes ayant des taux sanguins élevés d’acides gras trans. C'est le résultat d'une étude épidémiologique de grande ampleur menée depuis 1990. Grâce à 25 000 prises de sang, on a pu comparer les taux sanguins d'une quarantaine d'acides gras chez celles qui avaient eu un cancer et chez les autres. La qualité de ces résultats est donc très élevée. En France, quelles sont les mesures de précaution prises ?


Les femmes qui ont dans leur sang un taux d'acide gras trans élevé ont près de deux fois plus de risques de développer un cancer du sein (voir le blog de David). Comment comprendre cette notion de risque ? C'est une approche statistique : les femmes âgées de 55 à 60 ans ont, chaque année, une probabilité de 300 pour 100 000 de développer un cancer du sein. Celles qui sont surdosées en acides gras trans en développent plus : 534 cancers du sein pour 100 000. On dit que le risque relatif est de 1,78.

Les acides gras trans sont des lipides naturellement présents dans les produits laitiers, les viandes et graisses de ruminants (vache, bœuf, etc.). On les trouve aussi après la transformation des huiles végétales : les huiles végétales hydrogénées (qui permettent aux industriels de les utiliser à l'état solide), ou les huiles chauffées en contiennent. Les produits laitiers représentent plus de la moitié des apports en acide gras trans chez l'adulte en Europe. L'industrie agro-alimentaire les utilise également comme stabilisateur et comme conservateur dans les viennoiseries, les pains, les pizzas, les biscuits, mais aussi dans les margarines, les plats cuisinés, les recettes chocolatées.

L'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) ne recommande pas la diminution de la consommation de produits laitiers, mais plutôt d'éviter les laits entiers pour préférer les laits écrémés et demi-écrémés, et surtout de réduire la consommation de produits de panification industriels. Cependant il est clair qu'un régime qui diminue l'apport en produits laitiers diminue également l'ingestion des acides gras trans.

Dans la ville de New-York les acides gras trans sont interdits de restaurant, le Danemark et la Suisse ont établi une valeur limitée à 2% du total d'un produit. En France, les autorités se contentent, par la voix de l'AFSSA, de recommander comme valeur maximum en acide gras trans le seuil de 2% de l'apport énergétique total et de souhaiter que les industriels se fixent une limite de 1 g/100 g de produit.

Mais comment se conformer à ces conseils alors que la loi n'oblige pas vraiment les industriels à mentionner la proportion d'acide gras sur les étiquettes des produits alimentaires ? Le seul indice est la mention « huiles végétales hydrogénées et partiellement hydrogénées ». Pourtant, selon les procédés elle peut varier d'un rapport de 0,1 g à plus de 6 g pour 100 g.

Aussi, nous proposons à chaque personne qui se sent concernée par la sécurité sanitaire de se manifester auprès de son député en lui envoyant une lettre réclamant une amélioration de la loi. Pour faciliter cette démarche nous avons rédigé un modèle de lettre que vous pouvez adapter. Alors tous à vos imprimantes et encouragez-vous sur le forum  « http://www.guerir.fr/communaute/agir-collectivement »


Christophe Béguin
Journaliste


Photo :
Accent  - Fotolia



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16 Juin 2009 à 16:07 Posté par pdelaunay Timid Timide To_be_discovered A découvrir
pdelaunay

pdelaunay

Viennoiserie : c'est pas fameux

 

J'ai eu la "chance" de voir la fabrication de croissants et brioche. J'ai découvert avec quelle type de margarine et produits complémentaire on fabrique les croissants et pains au chocolats. Je n'ai pas été déçu: beaucoup de matière grasse : essentiellement de l'huile de palme hydrogénée et des compléments douteux.
Depuis ce jour je me limite au pain intégral et au pain tradition fait avec du levain naturel (levain fait avec ce que les professionnels appellent un "chef")

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16 Juin 2009 à 16:24 Posté par Orsane Super_active Super actif First_rank Premier rang
Orsane

Orsane

Mais qui êtes-vous ?

 

J'aime bien vos commentaires, mais qui êtes-vous ? Lorsque je vois un nouveau ou des commentaires que j'aime bien je vais direct voir le blog, le profil les conseils pour comprendre la personne mais vous rien ! je n'ai rien trouvé !!! Dans la cuisine ? le journalisme ? .....
Belle journée à vous

Orsane

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16 Juin 2009 à 20:28 Posté par ghis Super_active Super actif First_rank Premier rang
ghis

ghis

Opinion partagée

 

C'est vrai qu'on aime bien savoir !

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04 Février 2010 à 20:53 Posté par Apothicaire Timid Timide To_be_discovered A découvrir
Apothicaire

Apothicaire

Acide gras trans naturels innocents ???

 

Bonjour,

contrairement à ce que clame l'industrie laitière, les acides gras trans naturels (ruméniques) ne sont pas totalement sans danger.

Une étude, appelée TransFact (sponsorisée par l'industrie laitière), a montré que leurs effets sont ambigus. Certes, les acides gras trans sont plus dangereux et il faut le clamer haut et fort. Mais les acides gras trans ruméniques ont aussi leurs désavantages. Il faut dire la vérité aux français.

Si vous voulez en savoir plus sur ce sujet, consulter l'étude TransQual ou bien lire un article Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Comparaison_acides_gras_trans_naturels_et_industriels

L'INRA publie ceci, comme résumé approximatif qu'on retrouve PARTOUT sur le net :

L’étude TRANSFACT montre que les AGT naturels provenant du lait de ruminants n’ont pas le même impact négatif sur les facteurs de risques de MCV que les AGT industriels. Il est ainsi établi que les AGT d’origine naturelle ne diminuent pas le « bon cholestérol » et n’affectent pas les lipoprotéines les plus athérogènes (c’est-à-dire favorisant le dépôt de corps gras dans les vaisseaux sanguins), les LDL petites et denses (les formes de transport qui élèvent le plus le risque).

De plus, les réponses biologiques aux AGT notamment sur les marqueurs plasmatiques sont plus significatives chez les femmes que chez les hommes.

Les résultats de cette étude suggèrent finalement que la consommation d’AGT d’origine naturelle, même à une dose largement supérieure à la consommation quotidienne constatée, n’a pas d’impact négatif sur les risques de maladies cardiovasculaires. De ce fait, on ne pourrait pas regrouper les 2 sources d’AGT au niveau de recommandations qui visent à réduire leur consommation. Seuls les AGT d’origine industrielle devraient être concernés par cette restriction.

Source : http://www.i-dietetique.com/?action=articles&id=5790

Or, ce résumé est clairement biaisé EN FAVEUR des produits laitiers. Regardons du côté des sponsors : le CNIEL, l’INRA et Nestlé.
Le CNIEL est le Centre National Interprofessionnel de l'Économie Laitière et tout le monde connait Nestlé.
http://www.cniel.com/

Voilà un exemple simple de désinformation. Ensuite, tous les journaux, les experts, les médecins vont reprendre le résumé de l'étude, et non pas l'étude, qui a une conclusion TRES différente de ce résumé.
A suivre...

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